samedi , 23 novembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Le PDG d’Air Algérie monte au créneau</span>:<br><span style='color:red;'>L’Algérie est en situation de quasi «Open Sky»</span>

Le PDG d’Air Algérie monte au créneau:
L’Algérie est en situation de quasi «Open Sky»

Concernant les prix des billets d’avion, ces derniers sont soumis à la règle de l’offre et de la demande, mais surtout influencés par la concurrence, le facteur temps et le remplissage des appareils, a indiqué dimanche à Alger le P-dg d’Air Algérie, Bakhouche Allèche.

Le secteur algérien de la navigation aérienne ne connaît pas une situation de restriction. Les compagnies des pays liés à l’Algérie par un accord de services aériens atterrissent sans le moindre problème dans les aéroports algériens. Cet état de fait que décrit objectivement le PDG d’Air-Algérie lui fait dire que le pays est en situation de quasi «Open Sky». C’est à dire que la compagnie nationale ne bénéficie pas de parts de marché exclusive. Cela pour dire que si «certaines compagnies avaient décidé (…) de quitter ou de ne pas investir le marché algérien à l’image de Swiss Air, Air Malta, MEA, Aeroflot, Austria, Brussels», ce n’est pas en raison d’une quelconque législation qui les en oblige. Ces compagnies sont parties «d’elles-mêmes et pour des raisons qui leurs sont propres», a insisté M. Allèche. Ce propos tenu dans un entretien accordé à l’Aps, répond aux accusateurs d’Air Algérie qui prétendent que le pavillon national dispose de privilège. Le PDG en veut d’ailleurs pour preuve que «rien que sur le marché Algérie-France, le pavillon français est représenté par cinq compagnies». Et M.Alleche de préciser : «Air Algérie ne dispose ni du pouvoir d’autoriser, ni de celui de bloquer. Elle a plutôt vécu une situation de solitude jusqu’au début des années 2000. Depuis, pas moins de 24 compagnies étrangères opèrent sur le marché algérien». Il mettra le point sur la fragilité de la position algérienne sur la question de la navigation aérienne, en soulignant que «les autorités aéronautiques de ces pays peuvent désigner plusieurs compagnies et de n’importe quel pavillon européen (UE) pour opérer sur le marché national.
Cela est également le cas avec les pays du Golfe persique et d’autres». C’est dire qu’en l’état des choses, l’UE a la main et peut décider de placer autant de compagnie qu’elle désire sur le marché algérien. Si elle ne le fait pas, ce n’est pas la faute d’Air Algérie qui «n’est pas en position dominante et même pas en position d’équilibre avec ses concurrents sur certaines de ces destinations. C’est dire la non protection du marché en faveur du pavillon national», insiste-t-il. Ce qui répond à la question des tarifs excessif entre l’Algérie et la France que les émigrés algériens subissent depuis des années. «Aucune compagnie Low-Cost qui en a fait la demande, n’a été refusée sur le marché algérien», a indiqué M.Allach pour expliquer un état de fait qui relève d’Air-France et des autorités Européennes qui profitent allègrement de la faiblesse de la position algérienne. «La réalité est que les compagnies Low-Cost, pour le moment, ne se bousculent pas pour la pénétration du marché Algérien car la clientèle de ce marché présente une typologie qui ne correspond pas vraiment au modèle économique de la majorité de ces compagnies», a précisé M. Allèche.
Concernant les prix des billets d’avion, ces derniers sont soumis à la règle de l’offre et de la demande, mais surtout influencés par la concurrence, le facteur temps et le remplissage des appareils, a indiqué dimanche à Alger le P-dg d’Air Algérie, Bakhouche Allèche.
«Aujourd’hui, les tarifs aériens ne sont pas statiques et sont soumis à une gestion dynamique qui est fortement influencée par la concurrence, le facteur temps et le remplissage des avions», a indiqué M. Allèche.
Sur la question des structures de maintenance de la compagnie. Le PDG se veut rassurant : «Pour rassurer l’opinion publique et nos clients, ou ceux qui seraient tentés de le devenir, je rappellerai simplement, mais avec force, que nos structures de maintenance (infrastructures et personnels) sont certifiées par l’aviation civile, les constructeurs et les autorités aéronautiques américaines (FAA) et européennes (EASA)». Il a, souligné, également qu’Air Algérie détenait depuis plus de dix ans, le label de sécurité «IOSA», délivré par l’Association internationale du transport aérien (IATA). M. Allèche a, dans ce sens, jugé «infondées» les informations rapportées par certains médias faisant état d’«un manque voire d’une absence de contrôle technique des appareils d’Air Algérie».
Malgré les aléas, la dure concurrence et les autres aspects de gestion, comme la pléthore de personnel, Air Algérie est tout de même parvenue à réaliser un chiffre d’affaires de plus de 53 milliards de DA à fin juillet 2019. Ceci représente une hausse de 5% comparativement à la même période de l’année 2018.
Yahia Bourit