jeudi , 23 janvier 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Handball U-21 | Championnat du monde 2017</span>:<br><span style='color:red;'>L’Algérie relève le défi</span>
© APS

Handball U-21 | Championnat du monde 2017:
L’Algérie relève le défi

L’Algérie a gagné son pari d’organiser dans les «meilleures conditions» possibles le Championnat du monde-2017 de handball des moins de 21 ans qui a pris fin dimanche soir à la salle Harcha (Alger) avec une finale au scénario hitchcockien entre l’Espagne et le Danemark (39-38 après prolongation).

De l’aveu même de responsables de la Fédération internationale de handball (IHF), le tournoi s’est bien déroulé en dépit d’un démarrage poussif né de quelques couacs aux premiers jours du Mondial-2017 d’Alger qui a connu peu d’engouement au début en raison d’une faible médiatisation de l’événement. «Nous avons confié l’organisation de ce tournoi à l’Algérie car nous connaissions déjà les moyens dont dispose le pays. Lors des premiers jours de la compétition, ça n’a pas été fameux mais au fil des matchs, ça s’est beaucoup amélioré et c’est tout à fait normal puisqu’il s’agit du premier rendez-vous de cette envergure organisé en Algérie», a reconnu le vice-président de l’IHF, l’Espagnol Miguel Roca Mas, dimanche matin lors d’un point de presse. «Je pense qu’en dépit de quelques imperfections, l’Algérie a réussi son défi. Il y avait beaucoup de spectateurs notamment lors des rencontres de la sélection algérienne», a-t-il ajouté. Le N.2 de l’instance mondiale de la petite balle a «récidivé» à l’issue de la finale, en «remerciant les organisateurs ainsi que le public pour cette belle fête du handball». «L’Algérie a réussi son défi d’organiser un Championnat du monde à la hauteur», a-t-il répété. Il faut dire cependant que les choses ne se présentaient pas sous de bons auspices en raison du retard accumulé dans la préparation du rendez-vous planétaire, ce qui a poussé l’IHF à multiplier l’envoi de ses missions d’inspection à Alger.

Course contre la montre

«Il y avait beaucoup de défis à affronter. Nous avons engagé une véritable course contre la montre pour préparer au mieux cette compétition», a dit le Serbe Milan Petronijevic, responsable de l’organisation au niveau de la salle Harcha-Hacène, théâtre, entre autres, de toutes les sorties du Sept algérien et de la finale de dimanche. Depuis que l’IHF a accordé à l’Algérie l’organisation de la compétition en 2013, un important retard a été accusé notamment en raison de la crise qui a secoué la Fédération algérienne de la discipline (FAHB) et toute la famille du handball national. Plusieurs salles avaient été proposées pour abriter les matchs du Mondial. Il en a été question même du Palais des sports Hamou-Boutlelis d’Oran, mais finalement seules la Coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf (Alger) et la salle Harcha ont été retenues. Un branle-bas de combat a été alors déclenché par la FAHB et les pouvoirs publics pour les mettre au diapason des normes internationales, notamment au niveau des vestiaires et moyens de récupération ainsi qu’en matière de climatisation. Avec la venue d’une nouvelle équipe à la tête de la FAHB en avril dernier, le Comité d’organisation est passé à la vitesse supérieure et les réunions avec la Commission nationale de préparation et d’organisation des manifestations sportives internationales en Algérie se sont multipliées pour qu’Alger soit prête le jour J. Le 18 juillet au début de la compétition avec les matchs Allemagne-Hongrie et Espagne-Brésil, les salles étaient vides mais au fur et à mesure que les journées défilaient et le tournoi atteignait le Tour principal, le public, composé dans sa majorité de familles, commençait à y prendre goût pour complétement envahir Harcha lors des matchs de l’Algérie et de la finale Espagne-Danemark.