samedi , 24 août 2019

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L’Algérien est tolérant

Devant le bouillonnement politique suscité par le mouvement populaire, on était loin de penser que la polémique des personnes qui n’observent pas le jeûne, allait resurgir, cette année encore. Pourtant, il s’est trouvé des énergumènes, faux défenseurs de la foi, pour aller créer un climat de tension dans l’enceinte de l’université d’Alger, pour avoir aperçu des étudiants en train de se restaurer en fin de matinée. Ces intégristes n’ont même pas tenu compte des conditions particulières qui obligeraient ces étudiants de ne pas observer le carême. Il s’est même trouvé que l’un d’eux était un diabétique.
Cet incident qui traduit l’intolérance de certain individus radicalisés et qui renvoie une mauvaise image de la société sont-ils majoritaires dans le pays ? La réponse est bien entendu non. Les comportements condamnables de cette minorité détestable est contrebalancé par une multitude d’expressions de tolérance qui ne sont évidemment jamais mis en exergue. Pourquoi le seraient-elles, puisqu’elles font partie intégrante du quotidien des Algériens durant ce mois de piété.
Ainsi, il faut dire que tous les Algériens non-jeûneurs, savent qu’il n’existe aucune différence entre eux et ceux qui observent le jeûne. Ce sont tous des Algériens et il serait grand temps que le débat de société porte sur des aspects autrement plus importants que des «trucs» qui relèvent des libertés individuelles, déjà garantis dans notre pays. Et plus encore, assumé par la société. Le mouvement populaire de ces 12 dernières semaines, a largement démontré la maturité des Algériens.
Quant à ceux qui s’attendaient à un effet d’entraînement pour pouvoir pointer du doigt «l’Algérie et son intolérance» en auront pour leurs frais. Qu’ils retiennent donc cette leçon: On peut de moins en moins salir la réputation de l’Algérie et des Algériens. On en est au début du chemin, mais bientôt, ils n’auront rien à diffuser de méchant sur le pays.
Il reste encore une leçon à adresser à tous ceux qui font le jeûne et qui pensent que les traditions se perdent et qui est en rapport avec le nombre d’Algériens qui volontairement ou forcé par la maladie, ont du tourné le dos au Ramadhan. Ils ne représentent absolument rien du tout, dans la grande masse de croyants qui observent ce pilier de l’islam. La leçon à tirer de ce genre d’événements regrettables, sera de toujours relativiser et surtout condamner à chaque fois, avec la même énergie, ces fauteurs de troubles qui nuisent à la religion, tout en pensant la servir.