dimanche , 28 mai 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Le partenariat algéro-américain au cœur de sa mission</span>:<br><span style='color:red;'>Lamamra depuis hier à Washington</span>
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Le partenariat algéro-américain au cœur de sa mission:
Lamamra depuis hier à Washington

Le vœu de l’Algérie est de capitaliser sur ce sentiment de respect mutuel pour étendre les relations au volet économique. Il en sera question dans la mission de Lamamra. On retiendra que le ministre part sur un préjugé positif, eu égard au dernier rapport du département d’Etat sur le climat d’investissement dans le monde où l’Algérie est considérée comme une destination attractive par les USA.

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Premier contact à haut niveau entre le gouvernement algérien et la nouvelle administration US. Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, est arrivé hier à Washington dans le cadre d’une visite de travail où, affirme un communiqué des AE, les relations bilatérales auront la part du lion. Il reste que les questions politiques et sécuritaires d’intérêt commun, seront aussi abordées.
Le chef de la diplomatie algérienne, dont la mission prendra fin dès aujourd’hui, s’entretiendra avec son homologue américain Rex Tillerson. Cette première entrevue marquera certainement l’avenir des relations algéro-américaines.
Les observateurs ne s’attendent pas à un changement radical, mais l’on annonce dans certains cercles, néanmoins une accélération du partenariat économique. Il semble que l’administration Trump, très portée sur le pragmatisme, mettra plus d’énergie dans le développement de la coopération économique. Mais il y a lieu de relever que la mission et le profil de Lamamra soient plus orientés vers la chose politico-diplomatique. Pour cause, dans l’agenda du ministre, figurent des entretiens avec de hauts responsables du Sénat et de la Chambre des représentants américains, mais pas d’opérateurs économiques.
Ramtane Lamamra évoquera avec l’ensemble de ses interlocuteurs, la situation dans la région du Sahel. Le Mali et la Libye constituent en effet, les deux dossiers lourds pilotés par l’Algérie avec le soutien de l’administration Obama. L’ensemble des observateurs estiment que l’équipe de Trump renouvellera la confiance des USA dans la démarche algérienne. Il reste que ces deux gros dossiers ne devraient pas occulter, en tout cas dans la vision d’Alger, la question du Sahara Occidental. Il faut dire que sur ce dossier, le prédécesseur de Trump a pêché par une démarche plutôt versatile. Le processus de paix au Moyen Orient et la crise en Syrie, seront également au menu de la mission du ministre des Affaires étrangères, bien qu’il n’ait pas trop d’illusion à se faire.
Le gros morceau demeure l’aspect sécuritaire des relations entre les deux pays. A ce propos, il convient de souligner que «les Etats-Unis ont toujours apprécié le rôle joué par l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme où son expérience de qualité» a été toujours soulignée dans le cadre de l’effort global pour lutter contre ce fléau mondial, relève M. Bouguerra, ambassadeur d’Algérie aux USA. Il convient de relever que des déclarations assez intéressantes de Rex Tillerson, avaient précédé la visite de Lamamra à Washington. Il a indiqué que «l’Algérie est un partenaire solide des Etats-Unis, jouant un rôle constructif dans la promotion de la stabilité régionale». Mais si cela confère un niveau de respectabilité à même de donner à l’Algérie l’opportunité d’être écouté sur des questions relevant de la sécurité, il est entendu que le partenariat sécuritaire ne peut construire une relation solide.
Il n’en demeure pas moins que le premier geste de bonne volonté de l’administration Trump en direction d’Alger, l’a été à propos de sécurité justement. En effet, 24 heures après la prise de fonction du nouveau secrétaire d’Etat, il a été établi une fiche technique sur l’Algérie où la nouvelle administration américaine a relevé «la densité et la richesse des relations bilatérales», mettant en exergue l’importance des dialogues politique et militaire fréquents tenus entre Alger et Washington.
Cela étant, le vœu de l’Algérie est de capitaliser sur ce sentiment de respect mutuel pour étendre les relations au volet économique. Il en sera question dans la mission de Lamamra. On retiendra que le ministre part sur un préjugé positif, eut égard au dernier rapport du département d’Etat sur le climat d’investissement dans le monde où l’Algérie est considérée comme «une destination attractive pour les entreprises américaines.
L’investissement est très porteur dans plusieurs secteurs hors hydrocarbures». Le passage à l’acte est presque une réalité si l’on juge à la promesse américaine d’appuyer l’accession de l’Algérie à l’OMC. Mieux encore, l’Algérie a été déclarée éligible au système généralisé de préférence américain. Celui-ci, facilite aux pays bénéficiaires l’accès de leurs produits au marché américain avec des conditions tarifaires préférentielles.

Alger: Smaïl Daoudi