jeudi , 12 décembre 2019

L’anarchie et le renoncement

Le récent transfert des lignes de bus, desservant les localités de la zone-est de la wilaya vers la nouvelle agence routière à Haï Es Sabah, a suscité le mécontentement général des usagers, des transporteurs et des riverains. Inscrit dans la première phase de mise en place du nouveau plan de transport et de circulation, ce nouveau terminal de bus suburbain de la zone Est d’Oran, est au cœur des polémiques et de la contestation des usagers et des habitants du quartier, surpris et choqués par l’ampleur des désagréments causés par cette station de bus implantée dans ce quartier saturé par la concentration démographique et la croissance urbaine incontrôlée. Notre confrère à Ouest Tribune faisait remarquer hier, l’ampleur des flux de circulation routière, notamment au rond-point de Haï Es Sabah, devenu «une hantise pour les automobilistes», en raison des embouteillages permanents, constatés depuis la mise en service de la nouvelle agence. Car en effet, tous les bus urbains ou suburbains doivent passer par ce rond-point pour rallier leur destination. Aucune solution d’évitement de ce rond-point n’ayant été envisagée pour décongestionner cette zone, il fallait en toute logique, s’attendre à cet encombrement permanent au niveau de ce seul point de passage envahi par les voitures, les bus, les poids-lourds. «Il fallait réfléchir à un ouvrage d’art, pour relier cette gare routière au 4e bd périphérique, avant le transfert de ces bus à Haï Es Sabah…» souligne un usager. «On souffre, quotidiennement de la congestion automobile, depuis la mise en service de cette gare routière», regrette cet autre automobiliste qui dénonce lui aussi, «ce transfert intempestif, décidé de manière unilatérale par la Direction des Transports, sans consultation de tous les intervenants». Encore une fois, on constate que des choix sont arrêtés et des décisions sont prises par les responsables concernés, sans aucune consultation des partenaires sociaux impliqués, ni même une réflexion sérieuse, sur l’impact et les conséquences des mesures mises en œuvre, en matière de transport et de circulation. Après les revers et les critiques justifiées, liées à l’implantation de la grande gare routière non loin du rond-point El Bahia, c’est aujourd’hui la nouvelle gare de bus suburbain de Hai Essabah, qui pose indéniablement des problèmes de circulation et de désagréments, bien plus qu’elle n’en règle…Depuis des décennies, le problème du transport à Oran, ne fait que s’aggraver, malgré les promesses d’un «nouveau plan de la circulation» très souvent annoncé pour ce secteur qui ne cesse de sombrer dans l’anarchie et le renoncement.

Par S.Benali