dimanche , 15 décembre 2019

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L’art de la déstabilisation

Le « pantin » Juan Guaido comme aime à l’appeler le président Maduro, distribue les ultimatums à tout va et contre tout le monde. Ainsi, les militaires voient déjà leurs jours comptés depuis qu’il les a sommés de choisir leur camp et surtout de le rejoindre et de choisir de se mettre sous la bannière américaine. Il a aussi décidé de forcer le passage à sa prétendue aide humanitaire sur les frontières colombiennes qu’il compte faire passer à « son peuple » qu’il envoie à la mort, juste pour justifier par la suite une agression militaire bien présente aujourd’hui.
Cet homme sorti de nulle part, mais aussi préparé par Washington de servir de pont pour justifier son agression sur un pays souverain, a osé mettre en avant l’obligation de se conformer à la constitution pour faire plier les militaires en déclarant la semaine dernière que l’armée avait «huit jours pour se ranger du côté de la constitution ». Une initiative qui pourrait paraitre louable, si ce même président autoproclamé, n’avait pas foulé au pied les lois de son pays. Car il faut savoir que l’opposant Juan Gaido avait été renvoyé de son fauteuil de président de l’assemblée nationale par décision de la cour suprême de son pays, mais il a choisi de tourner le dos à toute loi et s’est autoproclamé le lendemain « président en exercice » du Venezuela. Quelques heures après, le locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, le reconnaissait comme président du pays.
Une synchronisation qui renseigne sur le fait que le coup venait de loin et qu’il s’agit bien d’un plan savamment préparé dont la finalité est de mettre à genou le président légitime et de permettre l’invasion militaire qui s’est parée cette fois de vertus humanitaire et inquiétude hypocrite sur le sort du peuple vénézuélien.
Ces ultimatums donnés par Guaido ne sont en réalité que des ultimatums exigés par Washington et mis dans la bouche d’une marionnette qui a fait le choix de servir son pays sur un plateau à des puissances étrangères, quitte à ce que cette aventure malheureuse fasse des centaines de morts au rang d’un peuple auquel on a tout simplement refusé de choisir ses dirigeants à coups de campagne médiatiques d’une rare férocité et d’intox qui malgré tout cachent mal l’arrogance toujours vérifiée d’un capitalisme qui ne supporte pas de voir les plus grandes réserves de pétrole au monde lui passer sous le nez.

Par Abdelmadjid Blidi