lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Malades atteints par le VIH</span>:<br><span style='color:red;'>L’association «rêve de vivre positif» dénonce une rupture de traitement</span>
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Malades atteints par le VIH:
L’association «rêve de vivre positif» dénonce une rupture de traitement

Le sida, cette maladie qui a fait parler d’elle des dizaines d’années, continue à faire couler beaucoup d’encre. Les malades atteints par le virus du VIH continuent à se battre en silence. Outre la lourde maladie et la discrimination ressenti à leur égard, ces derniers sont de plus en plus confrontés à la rupture de stock de médicaments, un traitement vital si l’on veut que ces derniers puissent mener une vie normale.

Sachant que de nos jours et vu la progression de la science, des malades atteints du sida en traitement peuvent mener une vie normale, se marier et même avoir des enfants sains. Toutefois, si certains cas on été enregistrés en ce sens, chez nous beaucoup reste à faire.
La présidente de l’association «rêve de vivre positif « et qui s’occupe des personnes vivant avec le VIH, lance un vrai cri de détresse. Une liste importante des molécules manquantes au niveau de la pharmacie du CHUO vient d’être dressée, il s’agit d’anti-rétroviraux «ARV», on notera le DUOVIR (LAMIVIR+ ZUDOVIR), le STOCRIN, l’ALUVIA, le TRIOMINE, le  RALTEGRAVIR, et le KIVECSA. Il ne reste, apprendra-t-on, qu’une infime quantité d’une formule de trois molécules, il s’agit de (DARU+PRESSISTA+TRUVADA) Sachant que cette formule ne convient pas à tous les VIH surtout ceux de la troisième ligne, et ne saurait tenir au delà d’une semaine. Une situation, apprendra-t-on qui se répercute négativement sur la prise en charge des malades. Les antirétroviraux sont des médicaments indiqués pour traiter l’infection à VIH.
Les ARV réduisent la multiplication du virus dans l’organisme. De même qu’il importe de souligner que la rupture des stocks des ARV au niveau du centre de référence d’Oran «CDR» Oran est un problème crucial, qui s’est répercuté plus d’une fois. Sachant que le CDR prend en charge tous les malades de l’ouest et de plusieurs wilayas. Ce problème n’est pas le seul lorsque l’on sait que l’administration de l’hôpital ne dispose pas d’un budget suffisant pour couvrir tous les coûts.
Une situation qui prend en otage les malades qui ne savent plus quoi faire si ce n’est l’activité permanente de leur association qui se bat pour arriver à leur dispenser ces traitements. Mais cela n’est pas chose facile, nous dira la présidente de cette dernière qui active dans tous les sens afin de réunir les traitements  des malades qui souffrent en silence. Viennent s’ajouter aux spectres de la rupture de médicaments, les pannes récurrentes du matériel qui poussent le malade à se diriger vers le privé.
Le problème de l’examen de la charge virale est plus qu’illustrant ; un examen permanent qui s’élève à 14 000 dinars. Une situation plus que pénalisante, dira cette responsable qui prévoit de passer à d’autres revendications si ce problème ne sera pas pris en considération. En 2011, un problème similaire avait été posé et les parents de malades n’ont pas hésité à tenir des sit-in pour revendiquer le droit de leur proche frappé par cette pathologie qui est plus que stigmatisante.
F.Abdelkrim