vendredi , 21 février 2020

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L’avenir se joue maintenant

Il est aujourd’hui admis par tous les acteurs influents de la scène politique nationale, que le dialogue est le seul moyen pour pouvoir engager un début de sortie à cette crise que connaît le pays depuis le début de cette année 2019. Ceux qui voulaient d’autres chemins, ont pu vérifier semaine après semaine, qu’ils sont de plus en plus en minorité, et que pire encore, leur démarche commençait à poser question quant à leurs profondes visées à travers leur niet à tout dialogue.
Saisissant enfin qu’ils faisaient fausse route et que surtout autour d’eux les cercles se vidaient, ils ont opté pour d’autres tactiques, en finissant certes, par accepter la nécessité du dialogue, mais en avançant des préalables et des conditions qui dans leur finalité, n’ont d’autres objectifs que d’affaiblir l’Etat en tant que tel et surtout perpétuer la crise centrale du moment, à savoir une crise constitutionnelle et institutionnelle.
Mais, en attendant que ces parties nous trouvent d’autres dialectiques à ne pas finir, les Algériens eux, veulent entamer le plus tôt possible une sortie de crise salutaire à la situation de blocage que nous vivons. Une solution de plus en plus urgente au vu de l’approche de la rentrée sociale et surtout à une situation économique jugée à la limite du tolérable par plusieurs experts dans le domaine.
Il ne s’agit bien sûr pas, par je ne sais quel miracle, de trouver la solution à la crise, mais plutôt d’engager dans les plus brefs délais ce dialogue inclusif, dont la finalité sera de trouver une solution partagée par la majorité des forces vives du pays, et qui pourra mettre en pratique les mécanismes qui engageront une élection présidentielle propre et transparente qui donnera à l’Algérie son premier président qui sera l’expression réelle de la majorité des votants.
Un président auquel reviendra la lourde tâche de mettre sur pied les premiers fondements de cette nouvelle République pour laquelle sont sortis et sortent encore des millions d’Algériens, qui appellent de tous leurs vœux l’instauration d’une vraie démocratie où tous les droits et les libertés seront garantis par une Constitution forte et qui surtout ne sera pas triturée à chaque fois selon l’humeur et les plans du gouvernant du jour pour en faire un costume à sa taille.
Mais cela ne peut s’engager que si le mécanisme du dialogue est mis en place dans les plus brefs délais et que cette urgence soit partagée par la majorité des Algériens qui savent que leur avenir et l’avenir de leur pays se joue maintenant.

Par Abdelmadjid Blidi