mardi , 23 juillet 2019

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Le 5 juillet, le 6 juillet et l’histoire

Les Algériens dans leur ensemble ont conscience de l’importance historique de la journée de demain. La date du 5 juillet qui n’a jamais été anodine, prend, cette année, une très lourde signification. Et pour cause ; le hasard faisant bien les choses, le 5 juillet 2019 est un vendredi. C’est même le 20e d’une longue série qui a mis le peuple dans la rue, pour réaliser un saut qualitatif dans son histoire. Aspirant à une démocratie bien plus authentique que celle qu’ils ont, les Algériens ont fortement conscience qu’ils sont à un virage décisif de leur Nation. D’immenses pas ont été faits et il en reste beaucoup d’autres. Ce 5 juillet n’est pas une fin en soi et encore moins la célébration du nouvel ordre politique tant souhaité par les citoyens. C’est une étape déterminante et une occasion de lancer un message clair et patriotique à l’adresse des autorités du pays. C’est ce que veulent faire les Algériens dans leur élan mobilisateur.
Cela étant dit, il convient de souligner la responsabilité de la classe politique à laquelle un appel a été lancé pour jouer effectivement son rôle dans l’équation historique, mais également périlleuse que vit la Nation, depuis plus de 4 mois. Les partis ont –ils reçu le message ? Il semble bien que oui, à voir les initiatives nées ici et là et qui ont fini pas converger. Qu’importe le nom qu’on donne à la solution à la crise. Que la réponse soit constitutionnelle ou transitionnelle n’est pas l’essentiel. Ce qu’il faut, et les partis donnent l’impression de l’avoir compris, c’est de faire montre d’esprit de dialogue.
Cet esprit que les Algériens appellent de leurs vœux commence à s’ancrer dans les démarches des uns et des autres. On en a pour preuve, trois dates importantes dans le processus politique actuel. Il s’agit du 15 juin, du 26 juin et enfin du 6 juillet. Au lendemain de la célébration du 57e anniversaire de l’indépendance du pays, la rencontre de ce samedi, dont l’une des missions est de rassembler l’ensemble des propositions y compris celle des autorités et de les mettre sur la table, est susceptible d’ouvrir la fameuse porte que les Algériens cherchent depuis le 2 avril dernier, jour de la démission de l’ancien président de la République.
C’est dire qu’autant que le 5 juillet, le 6 juillet pourrait être, si les acteurs politiques réussissent dans leur entreprise, l’autre instant véritablement historique de l’Algérie. Ce ne sera pas la fin de nos ennuis, mais on aura trouvé un chemin sûr pour parvenir à l’émancipation politique de la société. C’est tout ce qu’on souhaite à notre pays.

Par Nabil G