dimanche , 16 juin 2019
<span style='text-decoration: underline;'>...</span>:<br><span style='color:red;'>Le BEM, le BAC, la CAN et le Hirak</span>

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Le BEM, le BAC, la CAN et le Hirak

Les Algériens sont censés parler des conséquences très probables de la perte de temps qu’occasionne un dialogue qui n’est toujours pas enclenché plus de deux mois après la démission de l’ancien président de la République. Le sujet devient urgent à voir certains comportements condamnables dont se rendent coupables certains énergumènes, visiblement intéressés par l’échec de l’Algérie en tant que Nation. Mais, à voir le sens du vent dans l’Algérie d’en bas, ces derniers jours, on est forcé de reconnaître que, pour l’heure, les pères de familles n’en font pas leur préoccupation. Et pour cause, des centaines de milliers de familles algériennes croisent les doigts et voient du côté du Brevet d’enseignement moyen dont les épreuves ont démarré avant-hier. Le souhait de tous, est que le taux de réussite soit historique pour faire un maximum d’heureux dans le pays.
Il vaut mieux avoir ce genre de pensée positive. Nos pensées ne vont pas seulement aux familles qui comptent parmi leurs membres un lauréat, mais aussi à tous ceux qui seront invités à participer à la joie des parents. En fait de joie, ce n’est pas fini. Faut-il préciser, en effet, que l’examen du BEM est coincé entre deux autres, à savoir la sixième et le baccalauréat.
En attendant de savoir le nombre de nos nouveaux lycéens, il faut dire qu’en définitive, voir des ados et leurs parents heureux, est certes, une bonne nouvelle, mais n’en cache pas moins quelques soucis financiers pour les ménages aux revenus moyens. Un Algérien qui a deux enfants en bas âge et vingt cinq mille dinars par mois, aura bien du mal à célébrer avec faste le succès de ses enfants. Mais qu’à cela ne tienne, l’important pour toutes les familles, est toujours de voir les filles et les garçons épanouis dans leur études.
Ces événements qui embellissent les saisons estivales, ne seront pas la seule occupation des Algériens. Il en est un autre qui ne coûte rien à fêter et qui peut meubler toutes les réunions de famille, lorsqu’on veut se couper de l’actualité politique. C’est de la bonne nouvelle pure, sans rien derrière. Il s’agit de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de football. Le foot, c’est bien connu, ça réveille tout le monde, ceux d’en bas comme ceux d’en haut. Ça coûte peut-être cher d’entretenir une équipe, mais, il faut en convenir, c’est bien plus rentable qu’un dialogue politique. Enfin, à court terme bien sûr. C’est un peu comme le BEM. Ce sont les petites joies du peuple. Mais le Hirak, la présidentielle et l’inquiétude du vide institutionnel, reviendront dans l’actualité des Algériens…

Par Nabil.G