lundi , 21 janvier 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Les prix soutenus par les dernières mesures de l’Opep </span>:<br><span style='color:red;'>Le Brent à plus de 60 dollars à Londres</span>
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Les prix soutenus par les dernières mesures de l’Opep :
Le Brent à plus de 60 dollars à Londres

Les prix du pétrole qui ne cessent d’être affectés par des fluctuations au gré des événements et des décisions, ont connu hier, une hausse où le Brent a dépassé plus de 60 dollars.

Ces derniers mois, les prix du pétrole ont été tirés vers le bas après le rétablissement de sanctions américaines contre l’Iran et son retrait de l’accord sur le nucléaire. Les épisodes liés à la guerre commerciale éclatée ces derniers mois entre les grandes puissances, Les Etats-Unis et la Chine, ont également des conséquences sur les prix de l’or noir.
Ensuite, une hausse a été enregistrée à de multiples reprises. Elle est encouragée notamment par les accords de l’OPOP portant réduction de la production. Le quota de réduction de production a été fixé différemment pour chaque pays producteur du pétrole.
Hier encore, dès la matinée, les prix du pétrole ont grimpé à nouveau dans un marché rassuré par les efforts de l’Opep pour limiter sa production, alors que les craintes sur la demande s’apaisent.
Le baril de Brent pour livraison en mars, a dépassé les 60 dollars pour la première fois depuis trois semaines et demi, en hausse de 20% sur les deux dernières semaines.
Afin de porter à la hausse les prix du pétrole, l’Opep a pris, lors des dernières réunions, une série de mesures consistant notamment à limiter la production. Signalons, que les prix du pétrole ont connu leur plus bas niveau.
A cet effet, les producteurs de l’Opep ont limité leurs extractions, comme ils l’avaient promis début décembre, tandis que les investisseurs sont plus optimistes sur la demande en raison des négociations commerciales sino-américaines.
Il est à rappeler dans ce cadre, que les cours de pétrole avaient dégringolé fin 2018 pour atteindre leur plus bas niveau en un an et demi, à 49,93 dollars pour le Brent et à 42,36 dollars pour le WTI.
De ce sillage, l’analyste Joel Hancock, a expliqué les raisons de la baisse des prix du pétrole. Il estime que le marché du pétrole se basait sur des perspectives particulièrement négatives pour la croissance mondiale en 2019.
Une croissance mondiale robuste s’accompagne d’une demande d’essence soutenue. Les prix du pétrole ont donc profité depuis le début de la semaine des négociations entre la Chine et les Etats-Unis, alors que les tensions commerciales menaçaient de peser sur l’économie mondiale en 2019.
Pour sa part, l’analyste Stephen Brennock estime, quant à lui, que les négociations ont été étendues d’un jour, ce qui nourrit l’espoir qu’un accord final sera trouvé.
«La hausse a également été nourrie par la baisse de production de l’Opep en décembre» a-t-il ajouté, citant les données de l’agence spécialisée Platts publiées mardi dernier. La référence américaine, le WTI, a pour sa part passé le cap des 50 dollars le baril en cours d’échanges asiatiques.
Le prix du panier de l’Opep à 56,11 dollars
Par ailleurs, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a affirmé dans un communiqué publié hier, que le prix du panier de quatorze pétroles bruts, qui sert de référence à l’Organisation, s’est établi mardi à 56,11 dollars le baril, contre 56,43 dollars la veille.
Rappelons, que le panier de référence de pétrole brut de l’Opep (ORB), qui a été introduit en 2005, comprend actuellement le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djeno(Congo), Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale),Rabi light (Gabon), Iran Heavy (Iran),Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela).
Le même jour, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars, valait 58,30 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 97 cents par rapport à la clôture de lundi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de février, gagnait 73 cents à 49,25 dollars.
Fin décembre, les cours du pétrole ont connu leur bas niveau face à l’abondance de pétrole, notamment en provenance des Etats-Unis, tandis que la croissance de la demande risquait d’être modérée par une économie mondiale moins robuste. Pour redresser les cours, début décembre, l’Opep et ses partenaires dont la Russie, avaient promis une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour.

Alger: Samir Hamiche