vendredi , 20 septembre 2019

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Le choix est déjà fait

L’Algérie se dirige résolument vers la solution de la présidentielle, la seule à même de la remettre sur les rails du développement et de la démocratie. Cette solution est d’ailleurs tellement évidente que lorsqu’on se met à entrevoir les prétendues autres possibilités, l’on est rassuré que cette option ait convaincu la majorité des Algériens, même si certains tentent de voir autre chose. Il suffit pour s’en convaincre, de voir les expériences égyptiennes et tunisiennes. En effet, les choses se sont sérieusement corsées en Egypte, puisque après avoir changé de mains, le pouvoir de Morsi a opté pour la déclaration constitutionnelle en lieu et place de la Constitution du pays. La décision a, rappelons-le, cloué l’Egypte au pilori de l’éternelle dictature «pharaonique» en mettant entre parenthèse la loi fondamentale du pays qui s’est vu tomber entre les mains d’islamistes qui cherchaient à placer le peuple sous surveillance.
La Tunisie, pour sa part, qui s’est offert un pouvoir transitoire, a perdu beaucoup de temps pour s’en débarrasser. On se souvient, en effet, que ledit pouvoir s’est accroché lui avec les mains et les dents durant plusieurs années. Il a même tenté, par le truchement d’acrobatie politicienne. Il faut savoir en effet, que l’Assemblée constituante de ce pays, élue au suffrage universel, avait pour mission de proposer une Constitution. Entre temps, elle a confectionné une mini Constitution, tout juste bonne à permettre à la nouvelle équipe au pouvoir de gouverner dans une semi-obscurité. C’est cela la pirouette politico-juridique qui a permis à Merzouki et ses amis, de trôner sur une Tunisie en demi-teinte qui avait perdu beaucoup d’atouts économiques.
A ce jour, l’Egypte et la Tunisie ne sont pas sorties de leurs contradictions politiques. Et pour cause, la Tunisie qui élira son président dimanche prochain, ne sait pas quoi faire de ses candidats, l’un actuellement en prison, l’autre en fuite et deux autres binationaux qui tentent de convaincre leur monde.
A voir ces deux expériences chaotiques, l’Algérie se doit de trouver le moyen de s’en sortir et éviter des errements, dont les conséquences sont une perte de temps et un gâchis social et économique. Aux Algériens de bien se préparer à vivre les prochains mois, un événement politique de premier plan: L’élection présidentielle.

Par Nabil.G