jeudi , 23 novembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Saison estivale à Oran</span>:<br><span style='color:red;'>Le client n’est pas encore roi</span>
© D.R

Saison estivale à Oran:
Le client n’est pas encore roi

Quelques jours seulement nous séparent de la fin de la saison estivale. Et même s’il est un peu tôt pour tirer toutes les conclusions, force est de constater que cette saison n’a pas été très différente des autres et que surtout elle n’a pas dérogé aux règles imposées par ces parasites des plages qui dictent leurs lois et refusent de se plier aux recommandations des pouvoirs publics.

D’ailleurs, et comme un aveu, une commission a été chargée cette semaine même d’entamer une vaste opération de contrôle des exploitants des plages. Une décision prise, pour reprendre la version officielle, suite aux manquements constatés au niveau de ces communes en terme d’hygiène, en particulier des rejets d’eaux usées, mais également du non respect de la gratuité d’accès à certaines parties du littoral. Et c’est exactement les mêmes constats qui ont été faites la saison passée et toutes les saisons avant. Autant dire que rien n’a changé et qu’il devient de plus en plus difficile de faire respecter les instructions des différents ministères qui ont à charge de gérer cette importante période de l’année. Tout parait fonctionner à l’envers. Les gros bras, défiant l’autorité de l’Etat, continue de faire payer aux pauvres citoyens des places et des parasols dont ils ne veulent pas. Et au cas où ils s’aventurent à monter une quelconque tente, restrictivement, ils sont priés de changer de place ou de recevoir la bastonnade de leur vie. Au niveau des parkings, la situation n’est pas meilleure et les prix exigés n’ont rien à voir avec ceux arrêté par les APC, puisqu’il est demandé aux automobilistes de payer le double et parfois même le triple du tarif légal. Pour ce qui est de la propreté et de l’hygiène, les choses ne sont pas meilleures et les eaux usées continuent encore de se déverser sur les plages et de gâcher le séjour des citoyens.
Il restera peut-être à la fin de la saison estivale, de nous inonder par les statistiques et les fameux 14, 15 ou 30 millions d’estivants qui ont visité la Corniche oranaise, mais tout ceci ne peut en rien cacher la pitre réalité de la situation qui ne veut pas changer et qui a fait fuir beaucoup d’Algériens vers d’autres pays où même s’ils dépensent beaucoup plus d’argent, ils en ont au moins pour leur argent et surtout il sont respectés et traités de la manière qui se doit. Car, là-bas, ils sont vraiment des clients et ils se sentent rois. Ce qui n’est malheureusement pas encore le cas dans notre belle Corniche oranaise. Et c’est là, entre autre, le drame de tout le secteur du tourisme en Algérie qui n’arrive toujours pas à décoller et à être vraiment une source de conséquentes rentrées financières comme c’est le cas chez nos voisins marocains et tunisiens pour ne nous comparer qu’à ces deux pays. Et pourtant, en ces temps de crises, l’Algérie a besoin de tous ses atouts pour changer de fond en comble son économie et oublier les fluctuations des prix du pétrole.

Fayçal.Abderrahmane