vendredi , 19 avril 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Manifestations à Alger  </span>:<br><span style='color:red;'>Le CNEA alerte les citoyens sur la précarité des immeubles</span>

Manifestations à Alger :
Le CNEA alerte les citoyens sur la précarité des immeubles

Le collège national des experts architectes CNEA a alerté, à travers un communiqué rendu public hier, les citoyens sur la précarité des immeubles notamment situés dans les grandes villes à l’image d’Alger.

Ainsi, le CNEA précise qu’«en raison de la vétusté et de la précarité de nos immeubles dont la construction remonte à plus d’un siècle, les balcons et les terrasses sont soumis à des effondrements réguliers.» Dans l’objectif d’éviter la catastrophe, le collège national des experts architectes (CNEA) «attire l’attention des citoyens qui s’amassent massivement sur ces derniers, de prendre toutes les précautions nécessaires afin d’éviter des drames notamment au cours des manifestations que connait notre pays».
D’ailleurs, le président du CNEA Abdelhamid Boudaoud estime que la capitale compte plus de 1 500 immeubles totalement vétustes et inhabitables. «Certains nécessitent de toute urgence des travaux de réhabilitation, tandis que d’autres sont bons pour une démolition pure et simple.», explique le président du CNEA qui rappelle que depuis plusieurs années maintenant, le CNEA ne cesse de multiplier les SOS pour alerter les pouvoirs publics et l’opinion nationale sur l’état du cadre bâti dans notre pays et la situation alarmante du paysage urbanistique national. «Le CNEA donne comme exemple l’affaire de l’effondrement dramatique d’un hôtel au square Port-Saïd tôt ce mardi matin, faisant 8 morts et 22 blessés. Il y a 1 548 communes en Algérie. Il n’y a pas une seule commune qui connaisse son patrimoine immobilier», souligne M. Boudaoud.
En outre, le président du CNEA estime qu’il est nécessaire «de recenser» le vieux bâti au niveau de chaque commune. «Il faut classer ce patrimoine immobilier en le répertoriant par catégories : les bâtisses qui nécessitent une réhabilitation, celles qui nécessitent un confortement et celles qui demandent une rénovation. Pour chacune de ces catégories, il y aura trois sortes d’intervention : légère, moyenne et lourde, selon la gravité de son délabrement. Il faut évaluer le degré d’urgence pour chaque bâtiment et engager les travaux qui s’imposent.», conclue M. Boudaoud dans son communiqué.
À souligner que la capitale connait depuis plusieurs semaines des manifestions grandioses, ce qui risque de finir par une catastrophe si les manifestants ne respectent pas les mesures de sécurité.
Alger: Noreddine Oumessaoud