mercredi , 24 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Pour endiguer la violence à l’université </span>:<br><span style='color:red;'>Le CNES appelle à l’organisation d’une conférence avant fin mars</span>

Pour endiguer la violence à l’université :
Le CNES appelle à l’organisation d’une conférence avant fin mars

Le dernier regain de violence au sein de l’université algérienne qui s’est soldé malheureusement par l’assassinat de deux étudiants, Assil Belalta et le jeune zimbabwéen, a suscité des réactions et des mesures visant à mettre fin à une situation des plus inquiétantes.

Au lendemain de la réaction de Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, c’est au tour du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), de faire part de son amertume et son indignation.
Face à ces actes de violence, la CNES a affiché un profond regret et dénonce l’absence de sécurité dans les cités universitaires.
Rappelant les homicides de deux étudiants, le CNES a dénoncé à travers un communiqué rendu public hier, la recrudescence du phénomène de la violence au sein de l’université.
Pour le CNES, l’assassinat de l’étudiant Assil Belalta et celui de l’étudiant zimbabwéen, une semaine plus tôt, démontrent que les établissements et les résidences universitaires ne répondent plus aux normes de sécurité. Ainsi, le CNES «relève avec un profond regret la recrudescence du phénomène de la violence au sein de l’université, qui est passé des agressions physiques et atteintes psychologiques aux homicides et meurtres au sein de l’université et des résidences universitaires», a écrit le Conseil dans son document.
Après avoir fait part de son indignation, le CNES appelle à prendre des mesures pour endiguer ce phénomène. Il a plaidé pour la tenue d’une conférence visant à mettre fin aux violences dans ces espaces de savoir.
Dans son communiqué, le Conseil a préconisé «l’organisation d’une conférence nationale, avant fin mars prochain, sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et en partenariat avec les différents partenaires sociaux notamment les syndicats et les organisations estudiantines, dans le but de mettre un terme au phénomène de la violence au sein de l’université».
Le même organisme a évoqué aussi la nécessité de faire un véritable diagnostic sur le fonctionnement des équipes qui veillent sur la sécurité des étudiants.
Dans ce cadre, il plaide pour l’ouverture d’une enquête urgente sur le travail des sociétés de sécurité et de gardiennage chargées de garantir la sécurité au sein de l’enceinte universitaire, la prise de mesures urgentes pour assainir les résidences universitaires, à travers le pays, des étrangers et intrus, ainsi que la poursuite en justice et la prise de sanctions à l’encontre de tout individu impliqué dans de telles affaires.
Pour le CNES, il faut prendre des sanctions fermes contre toute personne qui encourage ou exerce une violence matérielle ou morale en milieu universitaire.
Il est à signaler, que la réaction du CNES avait été précédée par celle du premier responsable du département Tahar Hadjar, qui déclarait mardi dernier, qu’aucun effort n’est aménagé pour assurer la sécurité et la sérénité au sein des cités universitaires. Il a aussi dénoncé les assassinats de Assil Belalta et du jeune zimbabwéen.
Alger: Samir Hamiche