dimanche , 23 septembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Suite à une décision de justice </span>:<br><span style='color:red;'>Le CNES gèle sa grève</span>
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Suite à une décision de justice :
Le CNES gèle sa grève

Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), a annoncé le gel de sa grève prévue pour le 14 janvier prochain. Le bureau national du CNES explique ce gel par le verdict rendu par la justice sur «l’illégalité de cette grève». La décision en question, a été rendue par le tribunal administratif d’Alger. Ainsi, le CNES après concertations entre les membres de son bureau national, a décidé de renoncer à cette grève tout en appelant les professeurs de l’enseignement supérieur de reprendre leurs postes le 14 janvier prochain et ce, pour éviter tout affrontement au sein des universités.
En outre, le bureau national du CNES a appelé également les enseignants à tenir des assemblées générales locales et se concerter sur la base afin de déterminer les actions à mener dans l’avenir. Suite à cette décision de la justice, le secteur de l’enseignement supérieur a évité une année blanche. À rappeler, que les membres du CNES ont associé des syndicats de travailleurs et d’étudiants à leur mouvement de protestation. Il s’agit du Syndicat algérien des fonctionnaires de l’administration publique (SAFAP), de l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA), de l’Union générale des étudiants libres (UGEL). Les syndicats avaient demandé à toute la famille universitaire, «à participer au mouvement de protestation». Le ministre de l’Enseignement supérieur avait, lors d’une conférence de presse tenue samedi passé au sein de son ministère, menacé les syndicats d’aller en justice.
Il est à signaler, que l’université est secouée actuellement par un autre mouvement de protestation mené par les étudiants des écoles normales supérieures (ENS). Ces derniers, réclament notamment le classement dans des catégories supérieures des titulaires de licence et master dans la Fonction publique.
Ils réclament aussi l’abandon du système d’orientation actuel des nouveaux bacheliers «responsables de dysfonctionnements dans l’orientation des nouveaux bacheliers et dans la gestion des recours».
De son côté, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Tahar Hadjar, avait affirmé le 6 janvier dernier, que l’Université est un service public et que quiconque osera en interdire l’accès, fera l’objet de mesures disciplinaires et de poursuites judiciaires.
Il a ajouté dans ce cadre, que les recteurs ont été instruits «d’appliquer toutes les mesures juridiques en matière disciplinaire ainsi que les poursuites judiciaires à l’encontre de quiconque osera interdire l’accès à l’université».
En réponse à une question sur le recours de certains représentants d’étudiants à la fermeture des portes de l’université comme moyen de protestation, le ministre a indiqué que «l’Université est un service publique et personne, quelle qu’en soit la qualité, n’a le droit d’en interdire l’accès» estimant que «la contestation doit s’exprimer par les voies civilisées».
Alger: Samir Hamiche