dimanche , 26 janvier 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Selon le Dr Djamel Fourar</span>:<br><span style='color:red;'>Le déficit d’hygiène est à l’origine de la persistance de certaines maladies transmissibles</span>
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Selon le Dr Djamel Fourar:
Le déficit d’hygiène est à l’origine de la persistance de certaines maladies transmissibles

Le Dr Djamal Fourar a estimé que la prévention et la sensibilisation figurent parmi les priorités de l’Etat exprimées même par la loi sanitaire adoptée en 2018.

Lors de son passage hier sur les ondes de la radio nationale, le directeur de la prévention au ministère de la Santé, Djamel Fourar a estimé que la persistance de certaines maladies transmissibles est liée à un déficit d’hygiène, tout en précisant que la situation épidémiologique en Algérie se caractérise par un net recul, voire l’élimination de certaines maladies transmissibles, la persistance de certaines parmi elles restant, d’après lui, liée à un déficit d’hygiène du milieu. L’hôte de la Radio nationale indique que le défi est représenté par des pathologies émergentes ou réémergentes, à l’exemple de la diphtérie, du botulisme, la peste, la grippe H1N1, auxquelles il ajoute la menace que constituent le coronavirus, la fièvre d’Ebola, la Dengue ou encore le virus Chikungunya.
À propos du système national de prévention était-il suffisamment fiable contre ces types de menaces, le Dr Fourar indique que la démarche du ministère de la Santé est basée sur 26 programmes multisectoriels coordonnés de prévention, pour atteindre les objectifs liés à leur élimination ou leur contrôle.
Il dira encore que certains nombres de maladies, notamment d’origine hydriques, résultent souvent d’un laisser-aller d’entités communales, lesquelles n’assureraient pas convenablement l’assainissement du milieu dont ils ont la charge. Il cite également les morts d’hommes constatées, chaque année, dans les régions du sud Algérien des suites de l’absence d’action de lutte permanente que devraient engager régulièrement ces dernières pour endiguer la prolifération de scorpions.
Par ailleurs, le même responsable a estimé que l’Algérie n’est pas à l’abri du phénomène de l’apparition relativement du moustique tigre en Algérie, qui a envahi les cinq continents à partir de l’Asie du sud-est, tout en rassurant sur l’absence de risque de maladies à l’exemple de la Dengue ou du Chikungunya. A titre de précaution, il signale que le ministère de la Santé a activé des mesures préventives, en créant un comité d’experts chargé d’évaluer le risque de maladies susceptibles d’être transmises par les moustiques, appuyé par un plan de riposte.
Noreddine Oumessaoud