samedi , 14 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Karim Younes</span>:<br><span style='color:red;'>Le dialogue est le moyen le plus sûr pour aboutir à une solution consensuelle</span>

Karim Younes:
Le dialogue est le moyen le plus sûr pour aboutir à une solution consensuelle

Malgré une mission qui s’annonce difficile, le coordinateur de l’Instance nationale du dialogue et de la médiation, Karim Younes, s’attache toujours au principe du dialogue pour régler la crise actuelle que vit le pays depuis le 22 février.

Depuis la création du panel, composé de plusieurs personnalités nationales, Karim Younes n’a pas cessé de défendre ce moyen civilisé pour arriver à dépasser le blocage. Dans ce cadre, M. Younes a déclaré, jeudi dernier, lors d’une conférence de presse tenue à Alger, que le dialogue demeurait le moyen le plus sûr pour aboutir à une solution consensuelle à la crise politique. «La crise politique que traverse le pays, depuis la fin du quatrième mandat de l’ex-président de la République, a érigé le dialogue en un moyen le plus sûr pour aboutir à une solution consensuelle permettant une sortie de l’impasse», a-t-il déclaré.
À la même occasion, il a réfuté toutes les versions selon lesquelles le panel serait un représentant du Hirak ou d’autres parties. Il a tenu à préciser que «les membres de son instance «n’ont aucune qualité représentative du citoyen ni du pouvoir et n’est, de ce fait, le porte-parole d’aucun parti, ni instance ou association, elle n’est pas représentative du Hirak non plus». Il a dans ce sillage, avancé les véritables missions du panel, en affirmant que celui-ci porte «les mêmes revendications du mouvement populaire relatives aux droits et libertés individuelles et collectives, ainsi qu’aux garanties d’organiser une Présidentielle intègre». Il a rappelé le principal rôle du panel est la médiation visant à atteindre le dialogue entre les belligérants.
«La mission de cette instance est limitée à la médiation entre les acteurs politiques dans le but de mener un dialogue «permettant l’élaboration d’une feuille de route consensuelle pour une sortie de crise; l’instance préconise la tenue d’une conférence nationale dont la mission est de convoquer une commission en charge de préparer, d’organiser et de contrôler la Présidentielle», affirme-t-il.
Dans le même sillage, l’orateur a affirmé que son instance aura à élaborer une feuille de route pour la prochaine période présidentielle qui ne saura être qu’une autre période de transition durant laquelle se fera une profonde révision de la Constitution.
M. Younès a évoqué la rencontre que l’instance a eue avec le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah sur demande de ce dernier. Il a affirmé que l’instance avait exigé «la mise au point du processus envisagé, la demande de mesures d’apaisement et l’impératif changement de l’actuel Gouvernement», affirmant que son instance continuera à revendiquer ces mesures qu’il incombe à l’Etat seul de prendre. Alors que les préalables de l’instance ne sont pas encore satisfaits, l’orateur affirme que «l’instance est certes, optimiste quant à la satisfaction des mesures d’apaisement, mais elle ne se permettra pas de se substituer à l’Etat ou à la justice.
Interrogé sur le refus de certaines personnalités de rejoindre l’Instance, le coordinateur du panel a affirmé qu’il respectait cette décision, précisant, en outre, qu’un bon nombre d’autres personnalités l’ont rejoint», ajoutant que le panel a été destinataire de plusieurs demandes d’adhésion de la part d’autres personnalités.
Par ailleurs, le conférencier a annoncé pour prochainement, la création de groupes de travail et de réflexion dans des domaines précis, dont le comité des sages, composé de personnalités historiques et de compétences, qui sera dévoilé bientôt. Le conférencier a affirmé que «ce comité a un besoin urgent de soutien clair et honnête de la part de la classe politique et des acteurs de la citoyenneté en vue de garantir la continuité du changement pacifique du système de gouvernance», ajoutant que le panel ambitionnait d’assurer la réunion et de réaliser le consensus autour d’une élection présidentielle avec toutes les garanties de transparence et d’honnêteté».
Concernant le rejet dont fait l’objet le panel, M. Younes a indiqué que les étudiants et la rue sont libres d’exprimer leurs vues et d’assurer que le panel avait été contacté par certaines organisations estudiantines et des représentants du Hirak populaire.
Samir Hamiche