mercredi , 21 novembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie</span>:<br><span style='color:red;'>Le FFS d’Amalou se rappelle de leur fils «Abderrahmane Farès»</span>
Abderrahmane Farès © D.R

Célébration du 54ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie:
Le FFS d’Amalou se rappelle de leur fils «Abderrahmane Farès»

Abderrahmane Farès © D.RC’est sous le thème «le nationaliste Abderrahmane Farès, l’oublié de l’histoire», que la section FFS de la commune d’Amalou dans la wilaya de Bejaia, organise ce lundi, une conférence/débat qui sera animée par Mohammed Salah El Bejaoui, docteur en histoire contemporaine et professeur à l’université de Bouira.

Profitant de la célébration dès festivités du 54ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, la section du FFS d’Amalou a voulu rendre un hommage à feu Abderrahmane Farès. Selon Chérif Bedreddine, responsable de la section du FFS d’Amalou, cette action a pour objectif, de faire connaître cet homme natif de la commune d’Amalou et qui, un certain 03 juillet, a hissé le drapeau national à Rocher Noir (Boumerdes) et pris les destinées d’une Algérie libre. «Etant l’un des premiers notaires musulmans, Abderrahmane Farès a été choisi en commun accord entre le FLN et l’Etat français pour installer un gouvernement et préparer les élections» souligne notre interlocuteur qui rappellera les positions de feu Abderrahmane Farès, l’auteur de «la cruelle vérité», qui ne partageait pas les positions de Ahmed Benbella. Le premier responsable de l’exécutif d’une Algérie libre fut arrêté, puis libéré par le président Houari Boumédiène où il se retira de la vie politique pour se consacrer à son travail. Abderrahmane Farès est mort dans l’anonymat le 13 mai 1991 à Zemmouri où il fut enterré.
Il est né le 30 janvier 1911 à Amalou dans la wilaya de Bejaia, ayant poursuivi une formation chez un oncle notaire à Akbou, puis chez un notaire réputé d’Alger. En 1931, il achève ses études de droit à Alger et devient Huissier à Sétif puis assistant notaire à Sebdou avant d’être notaire. En 1936, il s’installe à Collo et devient le premier notaire public musulman en Algérie. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, Abderrahmane Farès devient conseiller municipal, puis siège au Conseil général du département d’Alger, avant de devenir député à la première Assemblée nationale Constituante à Alger, en 1946. Lors de la proclamation du 1er Novembre 1954, Abderrahmane Farès est à Chicago. Il y séjourne depuis le début d’août, dans le cadre d’une bourse proposée par le consul général américain à Alger pour visiter les ةtats-Unis. Peu de temps après, il prend ses distances avec la politique d’assimilation et se rapproche du FLN. En 1956, il s’installe en France et intègre la Fédération de France du FLN. Il est chargé de collecter des fonds pour la cause et apporte une aide juridique au besoin.
Le 3 juillet, la France reconnaît officiellement l’indépendance de l’Algérie. Abderrahmane Farès décide alors de transmettre ses pouvoirs à Benyoucef Benkhedda, président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), mais ce dernier, en conflit avec le bureau politique du FLN de Ben Bella, préfère refuser la charge.
Durant son mandat, responsable du maintien de l’ordre, Abderrahmane Farès prononce le 30 mars un discours télévisé, devenu célèbre. Il lance un appel à la paix et au rejet de la violence, notamment destiné aux «Européens» d’Algérie. Après la victoire du bureau politique du FLN et le retrait du GPRA à son profit, la première Assemblée nationale constituante (ANC) algérienne, est formée. Le 25 septembre 1962, il remet le pouvoir au président de l’ANC, Ferhat Abbas.

Wahida Oumessaoud