lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Alger</span>:<br><span style='color:red;'>Le film-documentaire «Les enfumades du Dahra, le crime de la civilisation» projeté en avant-première</span>
© D.R

Alger:
Le film-documentaire «Les enfumades du Dahra, le crime de la civilisation» projeté en avant-première

Le film-documentaire «Les enfumades du Dahra,  le crime de la civilisation» consacré par le réalisateur Abderrahmane  Mostefa au crime contre l’humanité perpétré par le colonisateur français  contre la tribu des Ouled Riah à Mostaganem, a été projeté en  avant-première, mardi soir à Alger.

Le film-documentaire de 74 minutes aborde les «enfumades du Dahra» où plus  d’un millier d’Algériens de la tribu des Ouled Riah ont été exterminés par  les envahisseurs français avec une extrême barbarie. Voulant échapper aux  exactions du colonisateur, les victimes (femmes, enfants et vieillards) se  sont réfugiées à l’intérieur de grottes sur les monts du Dahra, à l’Est de  Mostaganem, où elles ont péries asphyxiés dans le brasier entretenu par les  assaillants.
Le réalisateur s’est appuyé sur les témoignages d’historiens et de  chercheurs qui ont exhumé les crimes perpétrés par le colonel Pelissier  qui, sur ordre du général Bugeaud, le 18 juin 1845, a exterminé la tribu  des Ouled Riah. Le documentaire en versions arabe et française met à nu la politique du  général Bugeaud, à savoir la répression et la destruction systématiques du  tissu social et économique des populations algériennes et la confiscation  de tous leurs biens. De même qu’il jette la lumière sur les souffrances des  Algériens à l’époque coloniale où aucune méthode de torture,  d’extermination et de répression ne leur a été épargnée par les forces  coloniales.
Des historiens et des chercheurs spécialistes de l’histoire de l’Algérie  et de la colonisation ont ainsi apporté leurs témoignages sur les enfumades  du Dahra, l’un des premiers crimes de la France coloniale en Algérie. Il s’agit du chercheur au Centre de recherche en anthropologie sociale et  culturelle (CRASC), Soufi Fouad, de l’historien Amar Belkhodja et des  historiens spécialistes du colonialisme Gilles Manceron et Olivier Le Cour  Grandmaison. Le documentaire financé par l’Agence algérienne pour le rayonnement  culturel (AARC) sera prochainement projeté dans les salles de cinéma  algériennes.