dimanche , 23 septembre 2018

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Le fou de Washington

Donald Trump a besoin d’une bonne leçon. Celle que lui ont donnée les 54 ambassadeurs africains à l’ONU, peut être considérée comme importante, au sens où la toute puissante Amérique a été réduite à sa juste place: un Etat parmi d’autres. Il lui en faut encore une, pour lui rappeler que se faire élire par les siens ne suffit pas, pour diriger le monde. La mise à l’écart diplomatique de l’administration US, serait salutaire pour la planète, mais également pour les Américains eux-mêmes qui penseront à changer de président. Ils apprendront par la même occasion, à bien choisir leur chef d’Etat. Les USA ont besoin d’une sorte d’électrochoc pour les ramener à leur véritable dimension. Il faut leur fermer les portes du monde, pour qu’ils se rendent compte, d’avoir commis une gaffe. Et porter Trump à la magistrature suprême en est une, manifestement.
C’est que ce «drôle» de président, a poussé l’arrogance un peu trop loin, jusqu’à établir unilatéralement une nouvelle liste noire, des nationalités à risque, rompre avec les engagements internationaux de son prédécesseur, et engager la planète dans une folle aventure climatique. Toues ses décisions, franchement insensées, ont pour objectif de se convaincre, qu’en pointant un doigt en direction de certaines nationalités, il tranquillise son opinion publique, et partant, se sent à l’abri de mauvaises surprises. Ce qui importe pour Trump et les politiciens de Washington, ce n’est pas d’en finir avec la gangrène terroriste, ni de bâtir un monde meilleur, mais de donner le change à leurs électeurs et, au passage, régler certains comptes avec des pays, qu’ils n’aiment pas, pour une raison ou pour une autre.
La question qui se pose est de savoir, comment en finir avec ce cercle vicieux qui met en son centre, des millions d’individus qui ne demandent qu’à vivre en paix, mais qui se trouvent être des jouets que manipule l’hyper puissance US. C’est simple, il faut faire admettre aux tenants du pouvoir à Washington, qu’humilier des millions d’Africains n’arrange personne. Pour être sûr d’avoir les oreilles de ces dirigeants, il suffit de leur tourner le dos, et les laisser jaser dans leur coin. Mais le dire est une chose et convaincre les chefs d’Etats africains, que la dignité de leurs concitoyens doit être défendue, en est une autre, bien plus difficile à réaliser.

Par Smaïl Daoudi