jeudi , 21 novembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Appelé localement «Nbeg»</span>:<br><span style='color:red;'>Le fruit de l’argousier revient en force sur les étals</span>

Appelé localement «Nbeg»:
Le fruit de l’argousier revient en force sur les étals

Le fruit de l’argousier enregistre un retour en  force dans les marchés de la ville d’Oran, suscitant l’envie de ceux  l’ayant déjà consommé et ceux qui viennent d’en faire la découverte. Issu d’arbrisseaux épineux, ce fruit appelé localement «Nbeg» plus répandu  dans les régions montagneuses, a réapparu au début du mois de septembre  progressivement sur les étals du marché «Okba» de hai «Medina Jdida» et de  celui des «Aures» au centre-ville d’Oran. Aujourd’hui, il a conquis  d’autres marchés situés dans les quartiers populaires d’El Bahia dont  «Mohieddine», «Mimosa» et «El Hamri» et la localité d’Ain El Beida, dans la  daira d’Es-Sénia, a-t-on constaté.

Ce petit fruit de forme ronde et de couleur marron et à peau rugueuse  s’est frayé un chemin parmi d’autres produits prisés concurrençant le  jujube qui s’est imposé dans les marchés durant ces dernières années.
La culture de l’argousier est répandue dans les régions de Mostaganem et  de Mascara (Zahana surtout). Ses fruits sont aujourd’hui demandés et très  écoulés sur les marchés, constituant une nouvelle source de subsistance,  comme l’a indiqué un marchand à hai Medina Jdida. Dans la wilaya d’Oran, ce fruit est présent dans les régions de Oued  Tlélat et Tafraoui réunissant les conditions de sa croissance dont un  climat sec, selon le chef de bureau d’inventaires à la Conservation des  forêts, Mohamed Koudad. Ce dernier a noté que le fruit de l’argousier n’est pas introduit dans  l’inventaire des ressources forestières que recèle Oran, faisant remarquer  que ses arbres sont sauvages et éparpillés même aux abords des oueds  asséchés.
Les prix de ce fruit diffèrent d’un vendeur à un autre, pouvant atteindre  900 DA le kilogramme au marché des «Aurès» du centre-ville d’Oran et  oscillent, dans certains locaux de plantes aromatiques et chez les  herboristes du boulevard «Mascara» d’Oran, entre 50 et 200 DA le pot ou  dans un sachet en plastique en vrac.
Le fruit de l’argousier: une valeur alimentaire et esthétique
En dépit des prix jugés élevés, ce fruit est très prisé notamment par les  enfants et les femmes pour son goût sucré, qui le consomment comme des  cacahuètes. Le produit de cette plante naturelle, qui échappe au traitement  chimique, ne peut être stocké ou conservé aussi longtemps ou du moins  asséché, selon un vendeur de Mascara. «C’est un fruit de bois», a-t-il  confié. Une sexagénaire, soulevant une poignée pour goûter, fait remarquer, en se  référant aux ancêtres, que ce fruit délicieux ne comporte aucun danger pour  la santé, notant qu’elle a, dans son enfance, beaucoup consommé ce fruit  comme le mais et le chips aujourd’hui chez les jeunes.
«Nous l’utilisons aussi comme boisson avec la réglisse et le caroube pour  traiter certaines maladies et solidifier le dentition du jeune enfant»,  s’est elle rappelé. Une nutritionniste, Houda Ben abdellah, affirme, elle, que l’argousier,  issu des arbres de cidre, contient de nombreuses vitamines, notamment «C»  qui contribuent à renforcer l’immunité du corps, ainsi que des glucides.  Ces derniers jouent un rôle important en fournissant au corps l’énergie  nécessaire à son activité, en plus de contenir plusieurs éléments minéraux  tels que le calcium qui sont utiles pour les malades cardiaques et ceux  souffrant d’hypertension (HTA).
Le chef de service prévention à la direction de wilaya de la santé et la  population, Dr Youcef Boukhari, a concédé, pour sa part, «n’avoir pas de  données sur ce fruit au niveau du service de prévention», rassurant  toutefois  que les mêmes services «n’ont relevé aucun cas d’intoxication du  à ce fruit ou à ses feuilles». En plus du fruit de l’argousier, des vendeurs commercialisent les racines  du cidre, ses feuilles, ses fleurs et son miel dont le prix peut atteindre  6.000 DA le kilo, a fait savoir un herboriste au marché populaire de hai  «Medina Jdida».