mardi , 21 novembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Dialogue national</span>:<br><span style='color:red;'>Le gouvernement attend le feu vert du Président</span>
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Dialogue national:
Le gouvernement attend le feu vert du Président

Le Premier ministre est prêt à déployer des trésors de pédagogie et de bonne volonté pour signifier à l’opinion publique «l’importance d’atteindre un consensus national pour gérer la crise économique en vue de préserver l’indépendance et la souveraineté nationale dans la prise de décision».

Le dialogue national évoqué par le Premier ministre lors de la présentation du plan d’action du gouvernement, n’est pas un simple effet d’annonce, mais relève d’une stratégie assumée par les plus hautes autorités du pays. C’est ce qu’a transmis Abdelmadjid Tebboune avant-hier, lors de sa première sortie sur le terrain. Le Premier ministre a, en effet, révélé que «l’instruction relative à l’ouverture des canaux de dialogue et de concertation entre les composantes du tissu national, est fin prête et a été transmise il y a peu au président de la République». C’est dire que la démarche est sérieuse et qu’il y a lieu de s’attendre à une mise en œuvre sur le terrain à la prochaine rentrée sociale, avec à la clé un débat «houleux», en rapport avec des échéances électorales pour les Locales. L’instruction en question, devrait être promulguée incessamment pour mettre sur pied les éléments constitutifs du dialogue national qui sera, de fait, institutionnalisé. Il est essentiellement attendu l’engagement de contacts avec les parties concernées par le dialogue national «dès son approbation par le président de la République», a précisé le Premier ministre.
Concrètement, les différentes parties représentées, seront contactées, a souligné Tebboune qui a sérié «les partis représentés à l’Assemblée populaire nationale, au Conseil de la nation et le mouvement associatif», a annoncé le Premier ministre, ajoutant que «toutes les parties seront présentes pour émettre leurs avis à la faveur d’une conférence ouverte qui sera une occasion pour exprimer les différents avis». Ladite conférence sera couronnée d’un rapport final «sur la base duquel le débat aura lieu avec les spécialistes» a relevé Abdelmadjid Tebboune.
Il y a lieu de rappeler, que le Premier ministre avait souligné que «le gouvernement s’attèlera à l’ouverture de canaux du dialogue et de concertation avec toutes les composantes du tissu national, qu’elles soient politiques, syndicales, académiques ou associatives pour expliquer la démarche de l’exécutif, obtenir la confiance et l’adhésion de toutes les catégories du peuple», ajoutant que le gouvernement «s’éloignera des polémiques stériles pour focaliser son effort collectif sur la réalisation de sa mission en faisant prévaloir la stabilité du pays et la cohésion sociale au dessus de toute autre considération».
Le propos met donc en exergue une réelle nécessité de faire converger les énergies autour d’un objectif commun, celui de garantir la cohésion sociale dans un contexte économique difficile. Les Algériens devraient être invités à évacuer les divergences inutiles, mas encore faut-il que la classe politique et les partis au pouvoir en premier lieu en donnent l’exemple. Il semble, en tout cas, que la prise de conscience est à son optimum au sein de l’exécutif. Il suffit pour s’en convaincre de noter l’argument de Tebboune lorsqu’il insiste sur le fait que «le Gouvernement est conscient qu’un consensus autour des questions nationales majeures facilitera grandement la réalisation des objectifs tracés dans son Plan d’action pour la mise en œuvre du programme du président de la République». Le Premier ministre est prêt à déployer des trésors de pédagogie et de bonne volonté pour signifier à l’opinion publique «l’importance d’atteindre un consensus national pour gérer la crise économique en vue de préserver l’indépendance et la souveraineté nationale dans la prise de décision».

Alger: Smaïl Daoudi