samedi , 4 avril 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Rééchelonnement des dettes des micro-entreprises de l’Ansej</span>:<br><span style='color:red;'>Le gouvernement passe à l’acte</span>
© D.R

Rééchelonnement des dettes des micro-entreprises de l’Ansej:
Le gouvernement passe à l’acte

Au-delà des discours développés par les représentants du gouvernement, ce qu’il faut tirer de cette cérémonie, c’est le fait qu’en ces temps de grandes difficultés économiques, le gouvernement continue de miser sur les jeunes entrepreneurs et leur accorde une deuxième chance de redémarrer leurs activités. 

L’ une des mesures les plus importantes prises par Ahmed Ouyahia au lendemain de sa nomination à la tête du gouvernement, a trouvé, hier, un début d’application. Il s’agit des créances des micro-entreprises qui se dirigeaient vers une issue judiciaire, mais qui feront désormais l’objet de rééchelonnement par les banques. Le Premier ministre met donc en œuvre en un temps record, une décision qu’il a prise il y a à peine deux semaines. Cette célérité dans le déploiement de l’appareil de l’Etat pour venir en aide aux petits entrepreneurs en difficulté, augure peut-être d’une évolution positive de l’action du gouvernement, il n’y a pas si longtemps, était freinée par une trop lourde bureaucratie.
La solution préconisée par Ouyahia, a été matérialisée par la signature d’une convention de retraitement des créances ainsi que des agios réservés éligibles à l’efficacement, nés des crédits accordés aux promoteurs Ansej antérieurement au mois de mars 2011. Les Ministres des Finances et du Travail, les cinq banques publiques, l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) et la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac), directement impliqués apporte une réelle crédibilité à l’opération. La présence du président de l’association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) et le directeur général par intérim du fonds de caution mutuelle de garantie risque/crédits jeunes promoteurs à la cérémonie, confirme la volonté du gouvernement d’aller jusqu’au bout et au plus vite, dans la réanimation de ces micro-entreprises.
Le ministre des Finances a fait savoir que «la convention signée, consiste à effacer les agios des entreprises Cnac et Ansej qui étaient sous le régime d’avant 2011», rappelant que depuis cette date, le régime a été changé et que les jeunes promoteurs bénéficient d’avantages. «Ceux qui étaient avant le régime de 2011, ont eu des difficultés financières. Cette convention va permettre d’effacer les agios qui sont les intérêts en retard et va permettre aussi un rééchelonnement de la dette bancaire» a souligné M. Raouia.
Au-delà des discours développés par les représentants du gouvernement, ce qu’il faut tirer de cette cérémonie, c’est le fait qu’en ces temps de grandes difficultés économiques, le gouvernement continue de miser sur les jeunes entrepreneurs et leur accorde une deuxième chance de redémarrer leurs activités. Cela pour le principe, concrètement il faut savoir que des centaines d’entreprises devraient bénéficier de ces dispositions. On notera des propos du président de l’ABEF, que cette opération concernera les «modalités de prise en charge de l’endettement des remboursements de leurs crédits bancaires et, d’autre part, le retraitement des agios réservés rattachés (intérêts et pénalités de retard), ainsi que la possibilité de rééchelonnement des crédits accordés». Une véritable bouffée d’oxygène pour de nombreux jeunes opérateurs. Il reste que ces derniers doivent apporter la preuve que «le matériel existe toujours, l’adhésion au Fonds de garantie mais ne doit pas être encore indemniser par ce fonds et enfin, il doit rembourser une partie de 5 à 10% à l’avance du montant de crédit», assure le président de l’ABEF.
Sur le terrain, l’opération débute avec une demande formulée par l’entrepreneur auprès de l’Ansej et la Cnac, qui enverront des agents au niveau des micro-entreprises, pour un constat sur l’existence des équipements. Cette étape réalisée, et grâce à une attestation de garantie délivrée par le Fonds de garantie des micro-entreprises, l’Ansej et /ou la Cnac procédera à leur transmission aux banques. Ces dernières apprécieront la viabilité de l’entreprise et procéderont au rééchelonnement de la dette pour une durée ne dépassant pas 12 mois de différé maximum. En plus de ces facilités financières, l’Etat réactivera l’obligation de réserver 20% de la commande publique est réservée aux micro-entreprises.

Alger: Smaïl Daoudi