dimanche , 16 juin 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Afin de préserver les réserves de changes  </span>:<br><span style='color:red;'>Le Gouvernement régule les importations du lait et des céréales</span>
© D.R

Afin de préserver les réserves de changes :
Le Gouvernement régule les importations du lait et des céréales

Il est plus que jamais nécessaire de «mettre fin au transfert des subventions publiques aux indus bénéficiaires» en insistant, en même temps, sur la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

C’est en effet ce qu’a été recommandé par le ministre des Finances dans son exposé périodique devant les membres du gouvernement. C’est, d’ailleurs, dans ce sens que le Gouvernement a décidé de mettre fin à l’octroi des licences pour de nouvelles minoteries ou l’élargissement de celles existantes. Ainsi, et dans le cadre d’une démarche visant la préservation des réserves de changes, le Gouvernement a donné mercredi l’accord à de nouvelles mesures visant la régulation des importations des céréales et du lait, deux produits qui totalisent plus de la moitié des importations alimentaires du pays. La régulation de ces deux filières stratégiques a été ainsi au centre de l’exposé périodique présenté par le ministre des Finances, qui a mis en exergue le soutien financier conséquent consenti par l’Etat sous forme de subventions, en relevant la tendance haussière, d’année en année, de la facture d’importation des blés dur et tendre. Le ministre des Finances a, en outre, appelé les services concernés à procéder à une évaluation précise des besoins réels du marché national en blé et lait, particulièrement en ce qui a trait à l’industrie de transformation. Dans la même perspective, les opérateurs publics, assurant la régulation du marché, ont été chargés de garantir une meilleure gestion du stock stratégique à travers l’adoption de nouvelles formes d’intervention, afin de rationnaliser les importations de blé et d’autres produits alimentaires cotés en bourse.
Le Gouvernement a décidé, par la même, d’élargir la composante de la Commission multisectorielle, composée jusque-là des départements des Finances, de l’Industrie et du Commerce, au secteur de l’Agriculture. Cette commission a été chargée de procéder à une étude approfondie sur les deux filières et de rechercher les voies de rationaliser l’approvisionnement du marché national en ces deux produits, et de présenter, lors de la prochaine réunion du Gouvernement, des propositions «pratiques et urgentes» en la matière. A noter que l’Algérie a importé en 2018 pour 8,57 milliards de dollars (mds usd) de produits alimentaires (+1,6%), une facture tirée essentiellement par la hausse des importations des céréales.
Les importations des céréales-semoule-farine a grimpé à 3,1 mds usd en 2018 (+11,55%) alors que celles des laits et produits laitiers a légèrement reculé à 1,4 mds usd (-0,65%).
Alger: Noreddine Oumessaoud