jeudi , 23 janvier 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Alors que la facture des importations de véhicules est en forte chute</span>:<br><span style='color:red;'>Le gouvernement veut instaurer une véritable industrie automobile</span>
© D.R

Alors que la facture des importations de véhicules est en forte chute:
Le gouvernement veut instaurer une véritable industrie automobile

L’industrie automobile intéresse de plus en plus le Gouvernement. D’ailleurs, le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune, a présidé dimanche, un Conseil interministériel consacré à l’examen du dossier relatif au montage industriel des véhicules automobiles. 

Lors de cette réunion, «le ministre de l’Industrie et des mines, a présenté un exposé portant sur les conditions réglementaires, techniques et organisationnelles régissant actuellement la réalisation des chaînes industrielles de montage de véhicules automobiles.
Les principaux acteurs et intervenants dans cette sphère d’activité, ont ensuite relevé les failles et autres incohérences qui la caractérisent», précise un communiqué du Premier ministère. Ainsi, le Premier ministre a instruit les secteurs directement concernés, en vue «de différer l’étude des projets de montage industriels nouveaux et de procéder à l’élaboration d’un nouveau cahier de charges par le ministère de l’Industrie et des mines en concertation avec l’ensemble des parties impliquées, à l’exemple des secteurs des Finances, du Commerce, des Douanes et des Banques».
En outre, M. Tebboune a souligné la nécessité de parvenir à la conception d’un instrument juridique qui soit susceptible de susciter l’émergence, dans l’environnement économique national, de structures productives aptes à garantir et à favoriser «la création d’un véritable marché de la sous-traitance nationale à même d’assurer un niveau d’intégration qui soit satisfaisant, la réduction de la facture des importations, la création d’emplois et l’introduction de la notion d’équilibre et de proportionnalité d’exonération des taxes et impôts et du taux d’intégration», ajoute le communiqué.
Par ailleurs, la facture des véhicules de tourisme importés par les concessionnaires automobiles, entre janvier et fin juin 2017, s’est chiffrée à 111,33 millions de dollars contre 382,52 millions de dollars au même semestre de 2016, soit une chute de 71% en termes de valeur. Quant au nombre des véhicules de tourisme importés, il a été de 7.787 unités contre 35.571 unités au 1er semestre 2016, soit une diminution de 78,11% en terme de nombre.
Selon un haut responsable des Douanes, ces 7.787 véhicules représentent le reliquat des commandes faites par les concessionnaires en 2016, sachant que les licences d’importation au titre de l’année 2017, n’ont pas encore été accordées. Mais outre ces véhicules de tourisme importés en produits finis, la facture des collections CKD importées par les concessionnaires dans le cadre du montage industriel des véhicules de tourisme en Algérie, s’est chiffrée à un montant de l’ordre de 540 millions de dollars au 1er semestre 2017 contre 268 millions de dollars au même semestre 2016.
Ainsi, la facture globale d’importation des véhicules de tourisme et des collections CKD s’est établie à 651,45 millions de dollars au 1er semestre 2017 contre 650,5 millions de dollars au même semestre 2016.
Le même responsable révèle que l’importation des véhicules par les particuliers est passée de 6.950 véhicules pour un montant de 170 millions de dollars au 1er semestre 2016 à 13.918 véhicules pour 373 millions de dollars au 1er semestre 2017, soit une hausse de 100,26% en nombre et de 118,73% en valeur.
Par ailleurs, outre les véhicules de tourisme (classés dans le Groupe des biens de consommation non alimentaires), la facture d’importation des véhicules de transport de personnes et de marchandises et des collections CKD de ce type de véhicules (classés dans le Groupe des biens d’équipement), a reculé à 240 millions de dollars au 1er semestre 2017 contre 379 millions de dollars au même semestre 2016, en baisse de 37%.

Alger: Wahida Oumessaoud