mercredi , 13 novembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Dialogue national inclusif </span>:<br><span style='color:red;'>Le grand défi de l’Instance de dialogue</span>

Dialogue national inclusif :
Le grand défi de l’Instance de dialogue

En l’état actuel du dialogue, bien malin celui qui pourra avancer la moindre date. Pour l’heure, l’ensemble des acteurs politiques, Instance de dialogue comprise, sont dans la même posture, à savoir en attente d’un déclenchement des premiers pourparlers entre le panel et la classe politique.

Le calme politique qui a caractérisé l’Aïd El Adha, sera, à n’en pas douter, rompu, dans les tout prochains jours, à travers un retour en force de l’Instance nationale de dialogue et de médiation, ainsi que les acteurs de l’opposition sur la scène nationale. Le dialogue, engagé par les membres de ladite Instance, par une rencontre avec quelques figures du mouvement populaire, se poursuivra avec des formations politiques, des personnalités nationales, ainsi que d’autres acteurs du même mouvement populaire. Il semble que la stratégie de Karim Younes et de ses camarades, soit essentiellement axée sur la communication, tous azimuts. L’ancien président de l’APN qui peut prétendre à un sérieux début de victoire sur le terrain des préalables, après la relaxe pure et simple du manifestant de Annaba, a la ferme intention de ne pas laisser les détracteurs du dialogue occuper seuls, la scène. De fait, avant la «trêve» de l’AÏd El Adha, l’on a enregistré une véritable offensive médiatique du président de l’Instance et de ses membres qui ont occupé les espaces traditionnels, mais également l’espace virtuel, pour défendre leur point de vue. La bataille s’annonce donc intéressante, puisqu’elle sera livrée sur le terrain du débat et des idées. Mais tout compte fait, l’on n’est en réalité qu’à la première phase du déploiement du panel qui n’a pas fini de se structurer. En effet, le comité des sages, véritable instance de conseil et de consultation auprès de l’Instance nationale de dialogue et de médiation, attend d’être mis en place. Les observateurs attendent avec une pointe d’impatience sa composante et le profil de chaque membre. De ces deux critères dépendra sa crédibilité, donc, ses chances de réussite ou pas. Bien que pas mal d’acteurs estiment que les personnes qui le composeront ne peuvent déterminer son efficacité sur le terrain, il reste néanmoins admis, que le fonctionnement de l’Instance sera d’une manière ou d’une autre impacté par ce comité des sages, appelé à donner de la constance à la démarche dudit dialogue. Ce dernier, censé déboucher sur des amendements du code électoral et des missions de l’Instance d’organisation des élections, est évidemment conditionné par le succès de la première phase entamée par le panel dès son installation officielle. Le challenge sera de convaincre une majorité, même relative, de la société et de la classe politique, pour pouvoir enclencher le processus électoral devant aboutir à un scrutin présidentiel, le plus tôt possible. C’est justement là que ça coince encore. En l’état actuel du dialogue, bien malin celui qui pourra avancer la moindre date. Pour l’heure, l’ensemble des acteurs politiques, Instance de dialogue comprise, sont dans la même posture, à savoir en attente d’un déclenchement des premiers pourparlers au sein de la classe politique. A voir la célérité dont fait montre le panel dans l’exécution de son agenda, les observateurs misent sur le début du mois prochain, pour voir les premiers bourgeons du dialogue national inclusif.
Yahia Bourit