vendredi , 19 avril 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Le procureur de la cour d’appel requiert la confirmation de la première peine </span>:<br><span style='color:red;'>Le groupe de passeurs de harragas, costa, jugé en appel</span>
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Le procureur de la cour d’appel requiert la confirmation de la première peine :
Le groupe de passeurs de harragas, costa, jugé en appel

Le représentant du ministre public a requis le maintien des premières peines prononcées au terme d’un premier procès jugeant trois passeurs de harragas. En effet, ces derniers avaient été condamnés par le tribunal à trois ans de prison ferme.

Par ailleurs, un couple cité dans cette affaire et relaxé par le tribunal, comparaitra également suite à l’appel interjeté par le parquet, une peine d’une année de prison ferme a été requise contre ce dernier. Selon les faits, le principal mis en cause, pour attirer un maximum de jeunes harragas, publiait sur les réseaux sociaux l’organisation de ces voyages. Une enquête est ouverte par les éléments de la gendarmerie et très vite, ce fameux hicham costa a été localisé au niveau de la ville balnéaire de Bousfer. Il sera poursuivi alors qu’il se trouvait à bord d’un véhicule avec trois personnes, suivi par un autre véhicule avec à son bord, d’autres personnes. Il réussira à prendre la fuite mais ne tardera pas à tomber entre les mains des éléments sécuritaires.
Ce mis en cause et deux de ses complices ramassaient l’argent pour acheter l’embarcation utilisée pour la harga, avant de publier sa photo sur face-book. Les trois mis en cause arrêtés, feront plusieurs déclarations, de même que l’on apprendra que ce groupe projetait d’embarquer quelque 22 personnes, une opération avortée grâce à la vigilance des éléments de sécurité. En effet, signalée par des pécheurs, cette embarcation transportait ces personnes qui avaient été acheminées vers l’ile Paloma, d’où ils devaient prendre le large vers les cotés ibériques.
A l’audience, les mis en cause tenteront de fuir les accusations retenues contre eux, un de ces derniers expliquera que son travail consistait à trouver une embarcation pneumatique, alors qu’un autre dira que, lui-même, s’apprêtait à prendre part à ce voyage, pour essayer de minimiser les faits. Quant au couple cité dans cette affaire et qui devait héberger les haragas, il niera toute complicité. Mais les preuves étaient flagrantes. Ces trois jeunes gens menaient ainsi des citoyens droit au danger.
D’un autre coté, il importe de rappeler que ce n’est pas la première affaire du genre qui a été jugée ; trois jeunes gens qui étaient accusés dans une affaire d’aide à l’émigration clandestine et mise en danger de la vie de personnes, avaient comparu l’année passée en appel. Ces mis en cause avaient aidé de jeunes haragas à embarquer pour une traversée en méditerranée qui devait les mener vers l’Espagne. Mais ce qui devait être une traversée clandestine se transforma en un vrai drame, après que deux de ces jeunes ont péri en mer.
F.Abdelkrim