samedi , 23 novembre 2019

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Le libre choix

L’élection présidentielle du 12 décembre prochain est bien en marche. Pour les cinq candidats en lice, il n’y a plus de place au doute ou aux tergiversations. Le salut du pays ne peut venir que de ces élections qui porteront au sommet de l’Etat celui qui incarnera le mieux la volonté du peuple et qui saura séduire, de par son programme, les électeurs.
Que l’adhésion à ces élections ne soit pas totale, les candidats en sont conscients, mais ils tiennent à mettre en avant que la majorité silencieuse a le droit de s’exprimer et d’exprimer ses choix et ses volontés. Sans aucune animosité, ni violence verbale, malgré les insultes et les anathèmes jetés sur eux, ils préfèrent parler du droit de chacun à avoir son mot à dire.
Sans insultes, ni dérapages, ceux qui ont eu à s’exprimer ne renient pas le droit de ceux qui refusent ces élections à s’exprimer, à marcher et à faire part de leur convictions, mais ils sont unanimes à penser que ce n’est pas là la seule vision qui domine aujourd’hui en Algérie et qu’il est plus que nécessaire de laisser les autres sensibilités s’exprimer et choisir le moyen qu’elles jugent le plus à même de faire sortir la pays de la crise qui le frappe depuis plus de neuf mois déjà.
Pour ces candidats, comme pour une grande frange de la société, le vote et les élections sont le meilleur moyen et l’outil le plus démocratique pour permettre au pays de se doter des institutions légales et de faire face aux innombrables problèmes qui ne cessent de s’amonceler, notamment en ce qui concerne le volet économique, où la situation devient de plus en plus précaire à chaque jour qui passe.
Pour la plupart, ces changements démocratiques ne doivent pas s’arrêter à la seule première institution du pays qu’est la présidence, mais doivent se prolonger à tous les niveaux. Et pour ce, il serait d’une grande urgence de renouveler les Assemblées locales (APC et APW) mais aussi et surtout renouveler la composante du parlement dont les membres, il faut le reconnaître, ont perdu toute crédibilité aux yeux du peuple depuis fort longtemps.
Ainsi il faudrait s’attendre, juste après les présidentielles, à voir une série d’élections s’engager durant l’année 2020. Des élections qui d’une manière ou d’une autre auront cette mission et cet objectif de changer le personnel politique. Et c’est là, en finalité, le souhait des Algériens qui sont sortis un certain 22 février 2019. Voir émerger une novelle génération, d’hommes et de femmes politiques, qui aura à jeter les bases de la nouvelle république souhaitée par tous les Algériens.

Par Abdelmadjid Blidi