dimanche , 15 décembre 2019

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Le logement, moteur du développement

Le ministre de l’Habitat, l’une des pièces maîtresse du gouvernement, ne veut rien laisser au hasard. Il a promis de changer les choses et celles-ci évoluent à vitesse grand V. Les dizaines de milliers de logements distribuées à un rythme effréné, témoignent, si besoin est, de l’efficacité d’un secteur qui n’a plus grand chose à prouver. Ainsi, comme Abdelwahid Temmar l’avait promis, le déficit en logements est en passe d’être définitivement résorbé. Le recours à des entreprises étrangères est assumé par la tutelle, en raison des chiffres faramineux de réalisation programmés par les pouvoirs publics, malgré la crise financière.
Mais l’on retiendra surtout dans le discours du gouvernement, que ce sont principalement des ressources humaines algériennes qui réalisent avec des matériaux algériens, aidées et accompagnées par de grandes firmes étrangères censées leur apporter l’expertise qui manque chez nous en matière de qualité de réalisation et de maîtrise des délais. Il eut dans le Pipe la constitution de pas mal de sociétés mixtes sur le principe du 51/49, avec à la clé un plan de charge sur plusieurs années. C’est du pain béni pour les très nombreuses entreprises étrangères qui, crise de l’immobilier oblige, sont en attente de chantiers pour éviter la faillite.
Nous sommes, il faut bien le dire, assez loin de la solution chinoise qui consiste à livrer des cités entières clé en main sans transfert de savoir-faire, ni emploi de main d’œuvre locale. Faut-il rappeler en effet, que les grandes entreprises chinoises du bâtiment qui, soit dit en passant, parviennent toujours à décrocher de gros marchés chez-nous, débarquent en Algérie avec armes, bagages et une armée d’ouvriers habitués à travailler dans des conditions très difficiles. Les Chinois sont toujours dans les chantiers, mais l’on perçoit une réelle volonté des Algériens de les concurrencer.
L’approche des pouvoirs publics permet donc le double avantage de la création d’emplois et du transfert de savoir-faire, non sans oublier la mise sur orbite d’entités économiques capables dans un futur proche, de relever le défi de la réalisation des nombreuses nouvelles villes que l’Algérie sera forcément amenée à édifier. Il reste maintenant à voir la réactivité des entreprises algériennes du BTPH. Seront-elles à la hauteur des enjeux ? Il faut espérer que oui, car pareille occasion ne se représentera pas.

Par Smaïl Daoudi