lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Oran</span>:<br><span style='color:red;'>Le logement, une problématique insoluble</span>
© D.R

Oran:
Le logement, une problématique insoluble

Le dossier du logement a toujours été un casse-tête pour les autorités locales et sa résolution définitive n’est pas pour demain. Malgré les efforts soutenus de l’Etat en matière de réalisation, prés de 150.000 unités, toutes formules confondues, ont été attribuées depuis 2010.

Prenant en compte le taux d’occupation par logement admis par les autorités centrales et qui est de 5 personnes par logement, un total de 750.000 citoyens ont, donc, été relogés. Et le problème persiste toujours. A voir les péripéties que connaissent les différents projets en cours de réalisation et les multiples contraintes  qui entravent le bon déroulement de l’opération, ajoutés à la mentalité d’assistés et l’exode des wilayas limitrophes qui n’en finit pas depuis les années 90, il demeure difficile de faire face à cette problématique. Le nouveau wali, Djellaoui Abdelkader, en a fait une de ses premières priorités. Entamant des sorties de reconnaissance du terrain, il va de surprise en surprise. Sa visite hier au pôle de Oued Tlélat n’a pas été de son goût puisqu’il a constaté que sur les 6 entreprises retenues pour les VRD, une seule était présente sur le chantier. Ce qui l’a amené à prendre plusieurs décisions, convoquant tous les intervenants pour le lendemain afin de trouver les solutions adéquates aux nombreux problèmes qui se posent.
Au pôle de la nouvelle ville Ahmed Zabana, le programme AADL qui englobe plusieurs sites, lui aussi, connait une lenteur et au wali de demander au maitre de l’ouvrage si l’engagement de livrer 2800 unités  le 1er novembre prochain, sera tenu. Tous les intervenants, AADL , DUC et bureau d’études ont été formels et affirment que la promesse sera respectée. Mais à voir l’état de l’immense chantier, même un néophyte saura que la tâche sera ardue. Aucun bitumage n’a été entamé et le chantier baigne dans une poussière envahissante.
A se demander si les futurs acquéreurs auront toutes les commodités pour y vivre convenablement. Surtout qu’aucun accès n’a été prévu dans le sens Oran-Misserghin. Interpellé quant aux suites réservées à l’effondrement de Choupot, le chef de l’exécutif oranais signale qu’une commission présidée par l’attaché de cabinet, Mehdi Mohamed, et se composant de la directrice du logement, de celui de l’OPGI et du directeur du centre technique de construction, a été installée aux fins de revoir la classification de l’état de tous les immeubles et bâtisses menaçant ruine. Il déclare avoir relogé les deux familles sinistrées dont l’une a perdu deux parents dans cette catastrophe.
Hakim Ghali