vendredi , 19 avril 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Fruits et légumes </span>:<br><span style='color:red;'>Le ministère du Commerce fixe les marges bénéficiaires durant le mois sacré</span>

Fruits et légumes :
Le ministère du Commerce fixe les marges bénéficiaires durant le mois sacré

Afin d’assurer la stabilité des prix durant le mois sacré prévu en début du mois de mai prochain, le ministère du Commerce a décidé de lutter contre la spéculation notamment pour ce qui concerne les fruits et légumes. Ainsi, il a été question de fixer une marge bénéficiaire inférieure à 20% et ce, en fonction des prix référentiels qui seront communiqués fin avril.

Lors d’une réunion de consultation présidée par le ministre du Commerce Said Djellab, en présence des cadres du secteur et les représentants des associations professionnelles concernées, ainsi que les associations de protection du consommateur dans le cadre des préparatifs pour le mois sacré, il a été décidé que les producteurs, importateurs, grossistes et défaillants intervenant dans la distribution, sont informés que les marges plafond de gros et de détail liées à ce produit, sont réglementées durant le mois de Ramadhan et surtout respecter la marge bénéficiaire n’excédant pas les 20%. Les participants à cette réunion, ont souligné dans ce cadre, la nécessité de définir une liste des prix référentiels, laquelle sera communiquée fin avril, soit une semaine avant le mois sacré de Ramadhan. Les commerçants contrevenants, auront à répondre aux questionnaires des agents de contrôle relevant du ministère du Commerce et seront poursuivis conformément aux dispositions de la loi. Soucieux d’assurer une large application de cette décision, le ministre a décidé de mettre en place des brigades de contrôle composées d’agents de répression de la fraude et des représentants d’associations afin de s’assurer du respect des prix et signaler les dépassements.
Le ministre du Commerce a annoncé par ailleurs, durant cette réunion, l’exonération des viandes rouges surgelées et fraîches et les fruits secs du Droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) imposé sur les opérations d’importation depuis janvier 2019. Cette mesure sera annoncée cette semaine dans le cadre d’une décision portant révision de la liste des produits concernés par le DAPS, a fait savoir M. Djellab, soulignant que la décision permettra de réduire, considérablement, les prix des viandes rouges et des fruits secs qui connaissent une forte demande au Ramadhan. Ces produits se vendront selon un prix référentiel fixé par le ministère et les commerçants sont tenus de ne pas dépasser. Pour ce qui est de l’importation des bananes et des viandes, les participants ont décidé également d’annuler le système de quotas et d’ouvrir ce créneau à tous les importateurs.

Des avantages aux importateurs de viande rouge et fruits secs

Les personnes intéressées par l’importation des bananes et des viandes, sont appelées à obtenir uniquement les autorisations sanitaires et vétérinaires auprès du ministère de l’Agriculture. Par ailleurs, les participants à cette réunion, ont arrêté une feuille de route portant sur la création de marchés de proximité à la parisienne (tables de vente sous parasols forains) à travers les différentes communes du pays, qui viendront consolider les espaces commerciaux existants. Créés en collaboration avec les walis, les présidents d’APC et d’associations locales, les nouveaux marchés seront destinés aux jeunes activant sur les marchés parallèles en contrepartie de charges symboliques. Ces jeunes seront encadrés par l’Union générale des commerçants et partisans algériens (UGCAA), en vue de les orienter et leur inculquer les meilleures pratiques permettant d’éviter les phénomènes de monopolisation et de spéculation.
Pour ce faire, le ministère de tutelle s’emploie à pérenniser, même après le mois sacré, ces espaces susceptibles de contenir ces jeunes et les ramener progressivement vers le commerce licite.
Le parc national d’espaces commerciaux, compte 1.479 marchés, en sus de 368 autres non encore entrés en exploitation, un nombre qualifié par M. Djellab de ‘faible’ par rapport aux besoins des citoyens.
La pression exercée sur les marchés disponibles, a engendré l’aggravation de la spéculation», a affirmé le premier responsable du secteur, lequel a indiqué que les marchés parisiens absorberont cette pression dont les effets se répercuteront clairement sur les prix.
Alger: Noreddine Oumessaoud