dimanche , 26 janvier 2020

Le nouveau Wali au chevet de l’environnement

Comme il l’avait fait, juste après son installation à la tête de la Wilaya de Bouira, le nouveau Wali d’Oran, M. Mouloud Chérifi, au lendemain de sa prise de fonction, a choisi de s’attaquer au secteur de l’hygiène publique et de l’environnement. Une première et vaste campagne de nettoyage et d’éradication des «points noirs», a été lancée samedi dernier, mobilisant plusieurs directions de l’exécutif, les APC, les entreprises de wilaya concernées. Même les journalistes locaux ont été sensibilisés et invités à couvrir cette première sortie du Wali, consacrée à la lutte déclarée, contre l’insalubrité et la dégradation du cadre de vie collectif. Il faut rappeler, que M. Mouloud Chérifi, avait une semaine auparavant, ordonné la prise en charge immédiate des problèmes touchant l’environnement et le cadre de vie général des citoyens. Rappelons, que M. Mouloud Chérifi qui a pris ses fonctions de nouveau wali d’Oran, suite au récent mouvement opéré dans le corps des walis, a tenu une réunion de coordination de toutes les directions et structures concernées par le dossier de l’Environnement. Le wali avait alors donné des instructions pour une prise en charge immédiate de l’environnement et de l’hygiène à travers toute la wilaya, «en assurant un service public efficace et permanent dans ce domaine». Joignant le geste à la parole, le Wali était ainsi présent samedi dernier, pour le lancement d’une «grande opération de nettoiement» dans la commune de Bir El Djir, à Akid Lotfi et au quartier d’El Hamri. Une action applaudie par quelques élus locaux et membres du mouvement associatif, mais qui selon bon nombre, ne peut s’inscrire qu’au registre des «effets d’annonces» et des tâtonnements. Le nouveau Wali d’Oran, qui veut légitimement imposer sa démarche et sa marque d’engagement et de fermeté dans l’exécution de son programme d’action, risque fort d’être piégé par des «conseillers» autoproclamés, en quête de privilèges et de «notoriété». Et ils sont plutôt nombreux à Oran à user et abuser d’un statut souvent usurpé, pour s’installer aux premiers rangs de la représentativité. Sans éducation, sans diplômes, sans culture, sans même aucune identité, ni personnalité, ces opportunistes véreux ne fonctionnant qu’au registre de «l’agitation», par le mensonge, la délation et les règlements de compte, entre différents clans partisans. Face à eux, le représentant de l’Etat dans la Wilaya, ne peut que «concilier» ou «s’accommoder» de cet environnement propre à Oran. Quel est l’impact et l’intérêt réel, de cette campagne de nettoiement et de sa médiatisation ’ Faut-il croire, que jusqu’ici tous les élus communaux d’Oran, sans exception, ont été incapables de mener ce même type d’action ’ En réalité ni un Maire, ni un Wali, ne sont en mesure de régler définitivement le dossier de l’hygiène publique et de l’environnement, tant qu’il n’y aura pas de rupture et de changement profond dans les mentalités et les pratiques de gouvernance, de tout un système obsolète, depuis très, très longtemps…

Par S.Benali