lundi , 21 octobre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Conseil de wilaya</span>:<br><span style='color:red;'>Le nouveau wali d’Oran hausse le ton</span>
© OT / Lazreg

Conseil de wilaya:
Le nouveau wali d’Oran hausse le ton

Le premier Conseil de wilaya que le nouveau wali a présidé, s’est tenu hier avec la présence de tous les directeurs d’exécutif, chefs de daïras, présidents d’APC et directeurs des secteurs de la commune d’Oran. Le premier point abordé, concerne la nomenclature des projets en cours de réalisation dont le taux de consommation très faible, témoigne du peu d’efforts fournis par les responsables concernés.

En effet, de l’ordre de 18% au 30 août 2019 avec 3620 milliards et seulement 645 de consommés, ce taux a fait réagir le wali qui réclama l’assainissement de la nomenclature d’ici la fin de l’année. Devant cette situation et les retards qui caractérisent une bonne partie des projets, le wali décida la création d’une cellule dite de développement présidée par le secrétaire général avec pour mission leur suivi permanent et quotidien.
Apparemment pas satisfait ou très peu, il réclama des plannings avec délais de livraison pour tous les chantiers que les maîtres d’ouvrages doivent afficher à chaque passage du wali ou de ministres. Constatant cet état de fait, il instruisit le DPAT et le SG, d’évaluer les finances actuelles des APC possédant des crédits importants et non utilisés et les verser éventuellement aux communes dont les ressources sont faibles.
Evoquant le patrimoine, le chef de l’exécutif chargea le directeur de l’administration locale, de procéder au recensement de celui de la wilaya et de toutes les communes, avec interdiction de cession ou de location. Le cas du Casino de Canastel est plus qu’édifiant puisqu’il a été cédé à un oligarque maintenant en détention.
Pour ce qui est des terres agricoles, Djellaoui Abdelkader, a été catégorique «on ne touche pas à tout ce qui est agricole sous peine de sanctions». Néanmoins, il est possible d’y disposer pour les projets importants sous réserve du comité interministériel(CIM). Il est vrai que beaucoup de dépassements sont constatés dans ce chapitre. Le secteur de la Santé a aussi ses tares.
Le wali a constaté qu’un établissement y relevant avec 2000 places pédagogiques achevé non livré en raison d’un litige entre le maître de l’ouvrage et le CTC. Le wali charge l’inspecteur général de diligenter une enquête et déterminer les responsabilités.
Sachant que l’information fiable ne parvient pas convenablement, il décida de la centraliser au niveau du secrétaire général. Il confiera qu’il a plusieurs sources d’informations en plus du BRQ quotidien des chefs de daïras qui doivent recenser et transmettre tout ce qui se passe dans les communes relevant de leur compétence.
Il évoquera la presse dont l’aide lui est précieuse pour détecter les manquements et les insuffisances. Il mettra d’ailleurs, dans la gêne le maire de Bir El Djir et le directeur de l’Education brandissant des articles de presse les confondant.Il est à signaler, que la réunion qui a débuté à 9h30, s’est achevée vers 14 heures incommodant certains responsables qui n’ont pas l’habitude de ce genre de conclave qui dure des heures.