vendredi , 6 décembre 2019

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Le pire du populisme

Il l’a fait ! Le monde n’est pas au bout de sa peine ni de sa surprise avec le nouveau président américain. Les Etats-Unis d’Amérique ne font plus partie de l’accord de Paris sur le climat. Désormais, les Américains ne sont tenus par aucun engagement et le traité signé par 195 pays est nul pour Donald Trump et son administration.
Le monde entier a découvert l’annonce faite par Trump ce jeudi presque ébahi et pétrifié par la légèreté de ton et les justifications avancées par le président américain. L’Amérique est désormais une voiture qui roule à vive allure et personne ne sait où elle va terminer sa folle course. Trump ne se sent engagé par rien et il vient d’ouvrir un précèdent qui risque de mettre à mal les relations internationales pour une très longue durée.
Car, au-delà de cette «simple» sortie de l’accord de Paris sur le climat, ce qui se pose réellement comme problème c’est la l’obligation du respect même des traités internationaux. Ce précèdent américain ouvre la porte à d’autres pays, qui pour une raison ou une autre, ne se sentent plus aucune obligation de respect de tel ou tel traité international. Tout aujourd’hui est sujet à une remise en cause et quand on sait qu’il existe des traités d’une grande sensibilité puisque touchant à la sécurité et à la paix dans le monde, on comprend toute la fragilité devant laquelle se trouve le monde aujourd’hui.
Trump a ouvert la boite de pandore et a, dans un fracas qui n’annonce rien de bon, rejeté le monde des années en arrière, nous ramenant en plein années trente du siècle dernier. Désormais, les traités et les accords internationaux sont otages du populisme qui dirige aujourd’hui le monde et qui fait fi de toutes les dramatiques conséquences qui découleront de ces décisions irréfléchies et au service d’une minorité de tel ou tel pays.
Dans sa politique isolationniste où il a clairement levé le logo «america firt» l’Amérique d’abord, Donald Trump de par ces décisions dernières, a déjà fait basculer le monde vers l’inconnu et ouvert la porte à toutes les surenchères populistes qui sont une réelle menaces pour la paix et la sécurité dans le monde. Quatre ans c’est vraiment long, très long et personne ne sait ce qui se passera d’ici la fin de ce mandat où tout est possible y compris le pire.

Par Abdelmadjid Blidi