dimanche , 24 mars 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Regards croisés sur les jeux méditerranéens 2021</span>:<br><span style='color:red;'>Le président du COA, Mustapha Berraf, convaincu</span>
© OT / Adda

Regards croisés sur les jeux méditerranéens 2021:
Le président du COA, Mustapha Berraf, convaincu

Cela faisait longtemps qu’il boudait Oran. Certes, hyperchargé par ses occupations de président de l’institution olympique nationale, otage de ses nouvelles prérogatives de patron de l’ACNOA, l’Association des Comités Nationaux Olympiques Africains, Mustapha Berraf manquait à la capitale des Jeux Méditerranéens 2021. Le temps d’une journée, ce lundi 11 mai courant, il s’est fendu d’une virée sur les principaux projets en finition dédiés aux joutes de l’été 2021, d’une journée de travail avec le wali d’Oran et les cadres du Comité d’Organisation des Jeux Méditerranéens d’Oran pour faire le point sur les préparatifs de la fête olympique et d’une rencontre conviviale avec les journalistes spécialisés.

Le regard posé par Mustapha Berraf sur l’ensemble des projets et chantiers liés à l’événement l’a totalement convaincu. Le premier magistrat de la wilaya d’Oran, Chérifi Mouloud, ainsi que le directeur des jeux, Mohamed Moro et son secrétaire général, M. Ameur n’avaient guère besoin de déballer et d’abonder dans l’historique des travaux d’Hercule entrepris pour forcer le sourire du président du COA : deux ans avant les retrouvailles olympiques à l’ombre de Sidi Houari, le chapiteau et l’ensemble de ses annexes se dressent en un impressionnant défi au temps et aux difficultés inévitables qui émaillent ce type d’infrastructures gigantesques. Au sujet de cette cartographie des nouvelles enceintes sportives d’Oran  et stades omnisports rénovés, Mustapha Berraf a exprimé sa satisfaction lors du point de presse.
Son fidèle collaborateur qui l’accompagnait, notre ami Amar Zaatar, délégué exécutif chargé des relations avec les Comités Olympiques Nationaux, représentant de notre COA auprès du COJM d’Oran est revenu sur la satisfaction de la commission de coordination du CIJM lors de l’inspection des sites olympiques, des mesures projetées pour l’organisation et du niveau annoncé dans l’accueil et les conditions de travail des athlètes et des médias. Cette entité qui est présidée par Amsallem Bernard, natif de Saida en Algérie, avait séjourné les 22 et 23 février dernier, pleinement convaincue des séries de programmes de compétitions, « révisées et motivées », autrement dit, expliquées et détaillées par le Comité d’organisation des JM d’Oran.
400 milliards de centimes pour la préparation des athlètes
En un mot comme en mille, Oran serait prête, le moment venu, à lever les rideaux des 19 èmes Jeux Méditerranéens. Déjà, un titre de la presse régionale rapportait, le mois dernier, que le wali d’Oran «proposait d’accueillir la finale de la Coupe d’Algérie de Football 2019 dans le nouveau stade niché au cœur de la soucoupe volante qui repose dans la capitale de l’Ouest». Envisageable ou pas, l’idée d’une telle domiciliation traduit le rythme et la passion qui animent les opérateurs concernés sur les projets qui restent à affiner. Le mot d’ordre en vigueur étant de réceptionner bien plus que les délais fixés, l’ensemble des infrastructures, tous registres confondus. Le baron de Coubertin avait bien senti que les nations qui se disputaient prestige et records empruntaient les voies du sport de performance. Et donc, l’Algérie via Oran en 2021, n’échappera pas à l’utilisation du sport au service de la grandeur nationale.
Les réalisations qui se sont enchainées à Oran depuis 2015, et pas seulement celles du sport, participent de la compétition d’image planétaire. Mustapha Berraf le sait mieux que tout le monde, le wali M. Mouloud Chérifi également depuis son affectation dans la cité de Santa Cruz, de même que le ministre de la jeunesse et des ports, M. Mohamed Hattab, qui inspecte fréquemment l’avancement des travaux des dernières installations sportives, culturelles, d’hébergements et d’animations.
Il importe de rappeler qu’en dépit de la conjoncture économique actuelle, l’Algérie a augmenté le budget total des jeux méditerranéens de 40 à 60 millions de dollars. Et on mesurera encore mieux la sensibilité politique de cette opération internationale, lorsqu’on saura que pour la préparation de nos athlètes aux joutes d’Oran, l’Etat consent la coquette somme de 400 milliards de centimes.
Le golf, le sport équestre en attente, L’aviron cherche site
Tout baigne dans l’huile ? Pas encore. Sur les 28 disciplines retenues par le COA, l’Algérie désirait ardemment introduire en compétition le Golfe, pour la toute première fois dans l’histoire des Jeux Méditerranéens. Trop beau, même si nous ne disposons pas de Tiger Wood dans le pays, et surtout pas de terrain homologué. Ni de 9 trous, encore moins d’un 18 trous. Cette proposition figurait dans notre cahier de charge présenté au CIJM parce qu’à l’époque, le projet de l’hôtel Méridien d’Oran disposait d’un terrain prévu pour le traçage d’un parcours de 9 trous. Ce site n’a jamais vu le jour et on ne sait pas aujourd’hui la suite à donner à cette question. Au registre de compétition en attente, le sport équestre. Le CIJM voudrait le réintégrer dans le programme des jeux d’Oran. Cette discipline noble et spectaculaire oblige la mobilisation de nombreux moyens spécifiques qu’Oran n’offre pas encore, allusion à un complexe hippique moderne, spacieux, équipé d’aire d’entrainement, avec des tribunes conséquentes, un club house respectable et confortable susceptible d’être agrée par les fédérations internationales concernées par les Jeux méditerranéens. Là aussi, wait and see. Et pareillement pour l’aviron dont aucun site aux alentours d’Oran ne se prête à une compétition de haut niveau. A moins de revenir au bon vieux plan du port d’Oran. Là d’où ont émergé de nombreux champions et championnes d’Algérie. Et là encore, un gros travail de réaménagement, voire de nettoiement et de dragage s’impose. Voilà trois disciplines sur lesquelles planchent le COA, le COJM  et la wilaya d’Oran. Ces institutions pourraienttrancher bientôt. Comprendre, la boite à idées fermente bien.
Fayçal.H