samedi , 23 novembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Energie </span>:<br><span style='color:red;'>Le projet de loi sur les hydrocarbures remis au bureau de l’APN</span>

Energie :
Le projet de loi sur les hydrocarbures remis au bureau de l’APN

Le projet de loi sur les hydrocarbures, qui a fait récemment l’objet de vives critiques émises à son encontre par certains experts, a été remis, hier, au bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN).

Ainsi, lors d’une séance présidée par M. Slimane Chenine, le bureau de l’APN s’est réuni, hier, à 11 heures afin de statuer sur le projet de loi et examiner son contenu. Quelques minutes après le coup de starter de la séance du jour, le bureau de l’APN a décidé, ensuite, de soumettre le texte à la Commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification.
Le bureau de l’APN a suggéré ainsi de lancer un débat sur ledit projet de loi, en prenant compte les avis et les appréciations des experts du domaine énergétique.
Afin d’atténuer un tant soit peu la polémique suscitée par le projet de loi sur les hydrocarbures, le bureau de l’APN a conseillé « de prendre en considération les différentes recommandations et explications des experts» que auront à communiquer sur ce texte.
Il est à préciser que lors du déroulement des travaux de la séance du bureau de l’APN, les services de sécurité ont pris les devants en déployant, hier, un important dispositif sécuritaire près et aux alentours du siège du Parlement, Boulevard Zighoud Youcef, à Alger.
La présence policière a eu lieu aussi au niveau des quartiers situés pas loin du bâtiment abritant l’APN, comme fut le cas notamment au niveau de la rue Asselah Hocine et Ben M’Hidi où même les forces antiémeutes étaient mobilisées, a-t-on constaté sur place.
Signalons dans ce cadre que suite à la levée de boucliers contre le projet de loi sur les hydrocarbures, il est encore difficile de dire si le texte sera définitivement adopté avant ou après la prochaine présidentielle du 12 décembre d’autant que la controverse générée, dès l’annonce de son contenu, n’a pas encore disparu que ce soit dans la rue ou sur les réseaux sociaux.
Il est à signaler que le projet de loi sur les hydrocarbures continue de susciter des réserves chez certains experts tandis que d’autres ont estimé que le moment pour son adoption n’était pas opportun, actuellement, et même pour le soumettre à débat pour son éventuelle adoption dans les prochaines semaines ou prochains mois.
Rappelons enfin que durant la journée de dimanche dernier, 13 octobre, le projet de loi sur les hydrocarbures a été approuvé et adopté par le Conseil des ministres. Après sa validation par le Conseil des ministres, quelques voix avaient estimé que ce n’est pas le moment pour débattre et adopter un tel projet.
Il s’agit notamment du directeur du laboratoire de valorisation des hydrocarbures à l’Ecole polytechnique d’Alger, le professeur Chems-Eddine Chitour qui a déclaré, la semaine passée, sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale que ce n’est pas le moment, indiquant qu’elle « n’a pas lieu d’être », parce que, commente-t-il, elle engage l’avenir du pays tout entier.
Contrairement à l’avis émis par le professeur Chems-Eddine Chitour, l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khelil a fait part de son soutien au projet. À travers une vidéo qu’il a postée ces derniers jours sur les réseaux sociaux, Chakib Khelil a estimé que le texte fait preuve de plus de souplesse, visant à attirer les investisseurs étrangers en tant que partenaires à 49% et propose un régime fiscal proposé et concurrentiel avec ceux des autres pays. Pour lui, la nouvelle loi attira au pays d’importants projets d’investissements étrangers dans le domaine énergétique.
Samir Hamiche