mercredi , 24 juillet 2019
<span style='text-decoration: underline;'>L’investissement est estimé à 160 millions de dollars  </span>:<br><span style='color:red;'>Le projet de l’usine Nissan Algérie présenté hier à Alger</span>

L’investissement est estimé à 160 millions de dollars :
Le projet de l’usine Nissan Algérie présenté hier à Alger

Alors qu’ils ont obtenu le feu vert du Conseil national d’investissement (CNI), le groupe Hasnaoui et Nissan Motor, ont décidé d’investir 160 millions de dollars et ce, en réalisant le projet d’usine de montage automobile dans la wilaya d’Oran, mais sans donner plus de détails sur son emplacement exact. Ainsi, Nissan devient le premier constructeur japonais à investir dans l’assemblage de véhicules en Algérie qui compte déjà plusieurs usines de montage.

Lors d’une conférence de presse organisée hier à Alger, Sefiane Hasnaoui, PDG du groupe Hasnaoui, a précisé que son groupe et le géant japonais Nissan Motor, vont créer, dans les prochaines semaines, une joint-venture, en investissant 160 millions de dollars dans une usine de montage de véhicules. Le même responsable a souligné que la production totale annuelle de cette usine devrait atteindre à moyen terme 63 500 véhicules touristiques et utilitaires légers. En dévoilant les détails, le projet de l’usine Nissan Algérie, le conférencier a souligné que le site de production devrait entrer en service au premier semestre 2020, et monter progressivement en puissance pour atteindre ses pleins objectifs en 2021-2022. A rappeler, que Nissan Motors et son partenaire algérien, le groupe Hasnaoui, ont créé le Groupe Hasnaoui automotive production (GHAP) pour se lancer dans l’assemblage des différents modèles de la marque Nissan à partir de 2021.
Pour sa part, Peyman Kargar, Vice-président de Nissan et président du groupe pour l’Afrique, Moyen-Orient et l’Inde, a souligné que le lancement d’une usine est capable de produire jusqu’à 63 500 véhicules par an et ce, «afin de pouvoir satisfaire à la fois la demande africaine et celle du pays.
Il dira encore que cet investissement devra créer 1 800 emplois directs et 3000 indirects, tout en ajoutant que son groupe s’est engagé à passer d’un taux d’intégration local de 15% après deux ans d’activité, à 40% après quatre ans. Pour l’hôte de l’Algérie, l’usine en question, s’inscrit dans la volonté du groupe Nissan Motors de doubler sa présence sur la zone Afrique, Moyen-Orient et Inde d’ici 2022. «En Afrique, elle s’ajoutera à nos sites sud-africains, égyptiens et nigérians, pour porter nos capacités de production à 200 000 véhicules par an» explique encore Peyman Kargar, qui a rappelé que Nissan et Hasnaoui ont reçu le 6 décembre 2018 l’aval du gouvernement pour ce projet. «Les négociations avec les autorités se sont bien passées car, leur discours est très clair: ils veulent limiter les importations et encourager la production locale, ce qui est effectivement une nécessité» précise encore Peyman Kargar.
Nissan, pour rappel, est représentée par le groupe Hasnaoui depuis plus de deux décennies. Nissan Algérie comptait plus de 32 points de ventes et services, soit 4 succursales et 28 agents agréés.
Alger: Noreddine Oumessaoud