mardi , 19 juin 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Sidi Bel-Abbès</span>:<br><span style='color:red;'>Le quartier Houari Boumediene en piteux état</span>
© Ouest Tribune

Sidi Bel-Abbès:
Le quartier Houari Boumediene en piteux état

Malgré les nombreux écrits, et même si plusieurs élus de l’APC et l’APW de Sidi Bel-Abbès sont ou originaires ou habitent ce quartier, la situation stagne au grand détriment des riverains. Il s’agit bien du quartier Houari Boumediene, communément connu sous son ancienne appellation cité Mimoun.

Depuis plus de deux décennies, les artères sont impraticables et interdites aux véhicules.
Les taxis ont boudé la cité depuis des années de peur de contracter des problèmes avec leurs véhicules. «Je ne peux pas vous transporter vers la Cité Mimoun car, les routes sont en état déplorable et je ne veux pas risquer ma voiture». C’est la réponse que vous donnent les taxieurs dès que vous leur faite signe de votre destination.
Il y a quelques années, des travaux de réhabilitation ont démarré et le quartier est devenu un chantier à ciel ouvert. Dès que des conduites d’eaux usées sont renouvelées, des anomalies refont surfaces et on remet les travaux à zéro. Trois ans déjà sans que les instances locales ne contrôlent les chantiers lancés. Une situation qui pousse les riverains de Hai Houari Boumediene à se demander si vraiment ils sont des citoyens comme les autres. Réhabilitation du lac lancé il y a cinq ans et un résultat désolant car, le site touristique fut défiguré. Puis, réhabilitation de la Macta au centre-ville et les barres en fonte coûteuse qui ont disparu.
Quant au quartier populaire et historique Houari Boumediene, il vit dans l’anonymat et les riverains qu’on avait rencontrés, interpellent le wali Tahar Hachani pour qu’il réagisse car, ils ont complètement perdu espoir de leur collectivité locale. L’APC qui semble ignorer ce quartier, est indifférente aux gosses qui empruntent leurs chemins d’école. Cela, n’est pas en passant par l’école primaire Medhloum Mohamed sise au quartier et qui a forgé de nombreux cadres, le constat est décevant. Ce sont des centaines d’enfants âgés de cinq, six et dix ans, qui endurent chaque matinée peu avant huit heures.
Durant ces journées caractérisées par de fortes précipitations, c’est la catastrophe pure et simple. Il ne s’agit pas d’une région montagneuse ou le bidonville de la Favela de Rio, mais c’est au cœur de la ville de Sidi Bel-Abbès. Alors messieurs les élus, faites le nécessaire au moins pour le bien de nos enfants et futurs citoyens !
M.Bekkar