mercredi , 27 mai 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Lors d’une journée d’études tenue jeudi</span>:<br><span style='color:red;'>Le sectarisme dans le viseur de Mohamed Aissa</span>

Lors d’une journée d’études tenue jeudi:
Le sectarisme dans le viseur de Mohamed Aissa

Le déplacement à Oran en ce 1er décembre du ministre des Affaires religieuses Mohamed Aissa, s’inscrit en droite ligne dans le cadre de la politique de lutte contre le sectarisme qui devient de plus en plus menaçant et relève d’une stratégie élaborée dans une officine étrangère lasse de voir le radicalisme reculer en Algérie.

C’est sa propre déclaration le 9 octobre dernier lors de son passage sur la chaîne 3 de la radio algérienne. C’est ainsi qu’il a présidé une journée d’études intitulée «rites religieux, entre l’originel et l’intrus», tenue jeudi pour recadrer l’orientation du référent religieux algérien qui demeure la constante nationale en la matière et qui a permis aux nombreux mourchidines et mourchidates de s’y imprégner et surtout de l’enseigner et de la promouvoir dans les mosquées de la wilaya d’Oran. Mohamed Aissa s’en est tenu à son discours habituel sur le référent religieux algérien insistant quant à sa propagation et son enseignement au niveau de toutes les institutions de son département et dans les milieux populaires.
Il faut rappeler ses précédentes et récentes déclarations quant «à une invasion sectaire étrangère à notre culture, mettant en danger ce même référent religieux, à l’effet de déstabiliser le pays et le diviser sur une base rituelle».
C’est un danger permanent représenté par ce qu’il a assimilé à une invasion sectaire préparée, il a rappelé lors de son passage à la radio en octobre dernier, les agissements mis récemment à jour d’une mouvance appelée «Ahmadite», dont le chef a été arrêté. «Certes, le «Ahmadisme» n’est pas radical dans sa démarche, mais il est étranger à l’Algérie, dans le sens où il est géré au profit d’une officine occidentale», a-t-il tenu à souligner à ce moment-là.
L’Ahmadisme est une secte qui a commencé à voir, timidement, le jour vers 2010 et a commencé à inquiéter en 2013 en ce sens qu’il a commencé à se propager dans Alger et ses environs pour ensuite vouloir s’étendre dans d’autres régions du pays. Son discours tend à rendre Israël comme un pays ordinaire dont il faut s’accommoder et son fondateur l’Indien Ahmed Mirza comme le second messie après le prophète Aissa que le salut soit sur lui.

Hakim Ghali