vendredi , 15 décembre 2017
<span style='text-decoration: underline;'>Selon la FAC</span>:<br><span style='color:red;'>Le taux de l’inflation est en hausse</span>
© D.R

Selon la FAC:
Le taux de l’inflation est en hausse

Le taux d’inflation continue d’augmenter, provoquant inéluctablement une baisse du pouvoir d’achat des Algériens. Il s’établit à 7%, taux supérieur par rapport aux années précédentes.

Selon le président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Hariz Zaki qui intervient lors d’une conférence de presse donné au Forum du quotidien El Moudjahid, cette inflation galopante est la conséquence directe du renchérissement des produits de consommation de toute nature ». Il dira que « le taux d’inflation a atteint 7% une hausse prévisible puisque l’année précédente, il s’est établi à 6,03% à fin juin, contre 5,32 % à la même période de 2015.
L’hôte du Forum El Moudjahid estime que l’Algérien est entrain de perdre de son pouvoir d’achat en raison de cette hausse multiple des prix à la consommation et de la stagnation des salaires. Cela intervient dans un contexte de morosité économique, dans un pays très affecté par la baisse des prix du pétrole et surtout l’informel. «Les couches pauvres et moyennes sont les premières victimes de cette situation», dira-t-il et d’ajouter «Avec un SMIG de 18.000 dinars, un père de famille ne peut faire face à la cherté de la vie. Le salaire minimum ne doit pas descendre aujourd’hui sous les 50.000 dinars».
Le President de la fédération des consommateurs est revenu sur sa rencontre avec le ministre du commerce, tout en rappelant que la fédération avait présenté plusieurs propositions concernant la protection du consommateur. Pour lui, l’Etat consacre des milliards de dinars pour les différentes subventions sociales. Cela va du logement, les prix de produits de base, la santé et les oeuvres sociales de l’éducation et l’enseignement supérieur avec une mention pour les différentes catégories d’handicapés.
« Ces subventions profitents aux riches», selon Hariz Zaki, d’où la nécessité de dresser d’une manière exhaustive et contrôlée la liste des personnes nécessiteuses et d’orienter les aides dégagées par l’Etat vers les catégories sociales qui en ont le plus besoin». Ainsi, il préconise que ces subventions doivent être indexées aux petits salaires afin d’éviter les lourdeurs bureaucratiques et les ratages dans les dispositifs d’aide sociale.

Alger: Noreddine Oumessaoud