lundi , 21 janvier 2019

Le tourisme, au cœur de tous les discours…

La fameuse ZET, zone d’extension touristique dans la daira d’Aïn El-Turck englobant les localités côtières de Cap Falcon et de La Madrague, ne cesse depuis des années de tomber en désuétude, livrée à l’abandon et l’envahissement de l’habitat illicite. Destinée à la promotion des investissements touristiques dans la région, cette zone urbaine était pourtant porteuse d’espoir et de grandes promesses d’essor en termes de progrés et de développement local.
Mais cela est resté semble-t-il bloqué au niveau des plans et des dossiers d’études et de délimitation élaborés, il y a quelques années, dans une grande euphorie médiatique. Depuis l’eau a coulé sous les ponts.
Certes, quelques grands complexes hôteliers, restaurants, et autres infrastructures «récréatives» ont été réalisées par des opérateurs privés ici et là le long du littoral. Mais sur la ZET proprement dite, beaucoup déplorent aujourd’hui, le scandaleux décor des bidonvilles et de bâtisses hideuses qui «garnissent» le paysage.
Selon des observateurs avertis de la scène locale, ce ne sont plus les vieux garages à bateau pour la plupart démolis par les autorités locales, qui ternissent l’image urbaine de la daïra côtière, mais plutôt ces constructions illicites, construites avec «vue sur mer» dans la terrasse, et raccordées au réseau électrique, et qui se vendent et s’achètent pour de modiques sommes n’excédent pas les 100 millions de centimes.
Des transactions, qui selon plusieurs témoins, se font «Bel Kelma», sans aucun document administratif légal. Une pratique devenue courante, banale dans ces zones urbaines ou semi-rurales où prolifèrent des réseaux actifs dans la construction et la vente d’habitations illicites ou des parcelles de terrain à bâtir.
Une simple petite virée sur les lieux permet de constater que toute la façade maritime longeant le village de Cap Falcon et la localité de La Madrague est occupée par des constructions illicites, formant , désormais, une poche de misère propre à un petit douar oublié.
On sait que le village de Cap Falcon est lui-même depuis longtemps livré à une terrible régression forgée par l’abandon et la lamentable dégradation du cadre de vie des habitants.
«Pourquoi parler de nouvelle zone d’extension touristique quand on reste incapable de gérer et de promouvoir le cadre existant..?. Beaucoup de résidents résument ainsi leur dépit et leur désillusion.

Par S.Benali