dimanche , 31 mai 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Achèvement des programmes de logements à Bousfer, El Ançor et Aïn El Türck</span>:<br><span style='color:red;'>Le wali Djellaoui intransigeant sur les délais de réception</span>

Achèvement des programmes de logements à Bousfer, El Ançor et Aïn El Türck:
Le wali Djellaoui intransigeant sur les délais de réception

Mal logée en termes de politique de logements, la daïra d’Ain El Türck, subit de plein fouet les contrecoups de l’absence de clairvoyance manifeste et manifestée par les différents responsables élus ou administrateurs qui se sont succédé ces dernières années dans la gestion des affaires citoyennes.

La rareté du logement a conduit à l’amplification des bidonvilles et des constructions illicites que tentent désespérément, les pouvoirs publics à endiguer. La dernière visite du wali Djellaoui Abdelkader aux communes de la daïra, consacrée exclusivement aux programmes de logements en stand bye, indique on ne peut plus clairement, le souci des pouvoirs publics, d’enrayer d’une part, cette bidonvilisation galopante et dévastatrice et de l’autre, d’accélérer le règlement de la situation précaire des dizaines de milliers de demandeurs de logements répartis à travers les communes de Bousfer, el Ançor et Aïn El Türck, en attente depuis plus de 20 ans, d’un toit, pour la plupart d’entre eux. Et c’est accompagné d’une armada de collaborateurs, que s’est effectuée entre élus et directeurs de l’exécutif la virée débutée dans la commune de Bousfer, où un programme de 500 logements LPL, souffre le martyr depuis plus d’une dizaine d’années, suite à la défaillance de l’entreprise de réalisation d’origine indienne, mais pas que, car, les assemblées communales successives de cette commune, ne se sont jamais souciées de leurs mandatés en se confinant dans des querelles internes et des visées électoralistes, d’autant plus que ce programme est situé dans une contrée éloignée du regard, à savoir El Qaria, un no man’s land. Le wali Djellaoui, à qui échoit désormais la responsabilité de redonner vie à ce projet et à d’autres, dont ceux des 88 locaux commerciaux, eux aussi en souffrance, n’est pas allé de main morte pour fixer un ultimatum aux responsables locaux et à ceux du logement, pour entreprendre les opérations nécessaires à la revitalisation du site, dont l’accélération des travaux extérieurs, l’achèvement de certaines installations publiques, ainsi que la réalisation des équipements scolaires inscrits à l’instar du lycée et d’une école primaire, l’affectation du projet de la mosquée vers un autre site, ainsi que la réalisation d’espaces verts, d’aires de jeux et de parkings dans le quartier. En fait, il s’agit de tout un programme, inscrit depuis des années en vue de l’amélioration du cadre de vie des citoyens d’une région minée par la marginalisation, mais effrontément ignoré par les différents responsables locaux de cette commune, qui ne se souviennent de la population qu’à l’avènement des élections locales.
La commune d’El Ançor, n’en est pas mieux logée que Bousfer, puisque la situation est bizarrement similaire, avec un programme de 500 logements en souffrance lui aussi depuis plus de 10 années, sans parler des 65 locaux commerciaux livrés à la vicissitude du temps et au vandalisme. Un état de fait qu’aucun justificatif ne peut expliquer, si ce n’est l’impunité dont se sentaient prémunis les responsables locaux respectifs et leurs responsables hiérarchiques directs, préoccupés plus à fructifier leurs affaires qu’à solutionner les problèmes des citoyens. Le chef-lieu de daïra, Aïn El Türck, en l’occurrence, n’échappe elle aussi pas à cette logique infernale.
A croire que les différents responsables des communes se sont donné le mot pour programmer la descente aux enfers de la station balnéaire. Rappelons, que dans un passé pas si lointain, un programme de 1000 logements, de surcroît budgétisé, proposé par l’ex-ministre de l’Habitat Temmar, a été délocalisé vers la localité de Misserghine, faute d’assiette foncière. Le wali Djellaoui, est en train de constater, au fur et à mesure qu’il se familiarise avec la région, que nombre de problématiques auraient pu être évitées si la bonne foi et le sens du devoir avaient régné chez nombre de responsables, élus et administrateurs, anciens ou actuels.
La fermeté avec laquelle sont transmises les instructions aux différents responsables, fait l’effet  d’un coup de pied dans la fourmilière, pour peu que toutes les actions soient minutieusement suivies et contrôlées, notamment par les commissions élues de wilaya, dont le rôle se limite pour le moment à s’inviter dans les collations et s’afficher aux heureuses occasions. Pour en finir, à El Ançor, le chef de l’exécutif a donné des instructions pour parachever les travaux des installations éducatives et d’en enregistrer d’autres afin d’absorber la pression dans la région, ainsi que l’accélération des travaux de connexion au réseau d’eau potable et de gaz naturel, ainsi que l’achèvement des aires de jeux et d’un parking. Le wali a également chargé le directeur de l’OPGI, de coordonner avec les autres départements techniques pour la réception en mars 2020 du projet des 500 logements.
Karim Bennacef