mercredi , 11 décembre 2019

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L’enjeu de la présidentielle

L’un après l’autre, les prétendants à la magistrature suprême mettent leurs troupes en ordre de bataille, en attendant l’ouverture officielle de la campagne électorale. Quelques cinq ou six candidats qualifiés de sérieux, pour leur capacité à réunir les 50.000 parrainages de citoyens, sont désormais en pré-campagne électorale. Ainsi, à mesure qu’approche la prochaine échéance électorale, on assistera à un regain d’activité politique dans le pays. Dans la «guerre des mots » que se livreront pro et anti-présidentielle, il y a évidemment les prétendues inquiétudes sur les irrégularités dont on accuse déjà l’administration. Mais il y a également les garanties de la loi et les sanctions sévères qu’encourent les tricheurs. De fait, ce sont les candidats à la candidature pour la présidentielle qui prennent la juste mesure de l’enjeu qui attend le pays à très courte échéance. Ces candidats en pré-campagne savent que les Algériens ont été convoqués non pas seulement pour élire un nouveau président, mais pour sauver leur pays de la dérive. Le scrutin est en effet important, en ce sens que l’Institution présidentielle doit fonctionner selon la Constitution.
Le combat politique et celui des idées n’est pas remis en cause pour autant. C’est cela l’enjeu de la présidentielle. Aussi, la logique voudrait que le débat porte sur les questions stratégiques, celle qui engage toute la Nation, pas seulement une catégorie d’électeurs qui aurait misé sur le « bon » candidat. Ainsi, il est demandé aux postulants d’agir patiemment, avec un maximum de détermination, pour mettre en lumière leur sens élevé de l’intérêt public. Et même s’ils ne parviennent pas à convaincre une majorité d’Algériens, ils auront participé à l’essor de leur pays en faisant avancer le débat, à travers les contradictions qu’ils apportent à celui qui exercera le pouvoir. La prochaine échéance électorale fait partie de cette logique de toute société démocratique. C’est le moment où les militants jouent leur rôle.
C’est dire que pour la prochaine échéance électorale, il serait grand temps que des attitudes négatives cessent d’être majoritaires dans le paysage politique national. L’Algérie a effectivement besoin d’un vrai président, dont l’ambition sera certes de faire prospérer le pays, mais plus encore, qui il ne considère pas l’accès à un poste de responsabilité électoral comme une fin en soit. Qu’il le considère donc comme sa contribution à l’essor de la démocratie algérienne.
Par Nabil.G