mardi , 26 mars 2019

L’équilibre financier de l’APC

L’amélioration des relations entre les pouvoirs publics et le citoyen nécessite également la réhabilitation des services publics, la gestion et la maintenance urbaine, la promotion de l’investissement et le renforcement de la coordination intersectorielle en relation avec le développement. Autant de questions qui restent inscrites; il est vrai au cœur des préoccupations des responsables locaux et des gouvernants. Des questions régulièrement abordées au cours des fameuses rencontres annuelles entre les autorités centrales et les wali de la République. Mais depuis ces dernières années, ce débat est marqué par l’intrusion d’une nouvelle approche de gouvernance locale dictée par la conjoncture économique induite par la chute des cours du pétrole. On sait que bon nombre d’anciens et nouveaux wali ont tenu à sensibiliser les gestionnaires locaux à cette nouvelle approche du développement local ne devant reposer sur la rigueur et la rentabilité des investissements et non pas essentiellement, comme ce fut le cas depuis cinquante ans, sur le social et la course à la consommation des crédits. Il ne faut pas être grand savant en économie pour comprendre la portée de cette nouvelle orientation de la gouvernance locale qui avait notamment pour ambition de transformer une Mairie en véritable entreprise autonome devant compter sur ses propres ressources et capacités à mobiliser des capitaux pour assurer son développement. Mais bercées depuis l’indépendance à la seule culture des dépenses publiques engagées au pas de charge pour assurer leur fonctionnement, les collectivités locales, à l’image de la Commune d’Oran, ont enregistré on le sait, de très lourds déficits budgétaires et peinent à assurer le recouvrement de leurs recettes fiscales. Malgré cet handicap hérité, le Maire de l’APC d’Oran ne cesse pourtant pas d’initier et de mettre en œuvre des actions visant à récupérer et rentabiliser le patrimoine communal. Pénalisée par certains choix de développement ou d’organisation urbaine, l’APC d’Oran allait en outre perdre plusieurs infrastructures générant de précieuses ressources financières. Notamment le marché de gros des fruits et légumes aux anciennes halles centrales de Choupot démolies, le grand marché de vente de véhicules d’occasion qui était à El Hamri, l’abattoir municipal, le centre équestre et bien d’autres espaces immobiliers occupés par des tiers dans des conditions opaques…Comment, dans de telles conditions, peut-on espérer un rapide rééquilibre financier de l’APC oranaise ? (A suivre)

Par S.Benali