samedi , 14 décembre 2019
<span style='text-decoration: underline;'>En réaction à la résolution du Parlement européen</span>:<br><span style='color:red;'>Les Algériens rejettent l’ingérence</span>

En réaction à la résolution du Parlement européen:
Les Algériens rejettent l’ingérence

L’ état d’esprit qu’on constate dans le communiqué du MAE est le même partout. Les partis politiques, dont le FLN, Jil Jadid, le PT, l’ANR et d’autres formations ont condamné et dénoncé l’ingérence.

La résolution prise, ce jeudi, par le Parlement européen concernant les libertés politiques et religieuse en Algérie a suscité une avalanche de réactions de la part de nombreuses institutions, partis et personnalités politiques nationales. Il est entendu, en effet, que la minorité d’eurodéputés qui ont voté ladite résolution ne sont en aucun cas en phase avec le peuple algérien. Les rejets et les dénonciations qui ont été très nombreuses, dés la fin de la séance au Parlement de Strasbourg, témoigne d’une réelle unanimité contre toute forme d’ingérence étrangère dans les affaires du pays.

Le ministère des Affaires étrangères qui parle au nom de la diplomatie algérienne, a, à ce propos, clairement exprimé le sentiment de l’ensemble des Algériens. Dans un communiqué rendu public, ce jeudi, le MAE a indiqué que «le Parlement européen, sur instigation d’un groupe hétéroclite de députés partisans, a pris l’outrecuidante liberté de statuer sur le processus politique en cours dans notre pays, au moment précis où les Algériens s’apprêtent à élire, en toute démocratie et transparence, un nouveau président de la République». Sur un ton qui ne souffre d’aucune nuance, le même communiqué précise que «les députés européens se sont même arrogés, toute honte bue, un droit d’exiger du Parlement algérien de modifier des lois que nos députés ont souverainement adoptées».
L’ingérence est, à ce niveau, totalement avérée et le ministère des Affaires étrangères, comme d’ailleurs tous les Algériens, pointe du doigt le comportement indigne des élus européens. «Par cette démarche, le Parlement européen a démontré son mépris, non seulement des Institutions algériennes, mais également des mécanismes bilatéraux de consultation prévus par l’Accord d’association, y compris dans le domaine parlementaire», note, à juste titre le communiqué, non sans souligner que le Parlement européen «a surtout confirmé, à l’initiative des députés instigateurs, qu’il promeut désormais ouvertement leur agenda du chaos provoqué, qu’ils ont malheureusement mis en œuvre dans bien des pays frères».
Le ministère des AE constate «qu’un des parlementaires européens ait fait l’éloge de la colonisation qui aurait permis, selon lui, l’exercice de la liberté de culte durant les 132 ans de l’occupation coloniale de l’Algérie». Une intervention, justement remarquée et explique clairement les véritables visées des eurodéputés racistes et colonialistes. Le ministère affirme dans son communiqué que «l’Algérie condamne et rejette dans le fond et dans la forme cette immixtion flagrante dans ses affaires internes et se réserve le droit de procéder à un examen général et attentif de ses relations avec l’ensemble des institutions européennes, à l’aune de ce que ces institutions confèrent effectivement aux valeurs de bon voisinage ouvert, de coopération franche et de dialogue mutuellement respectueux». Cette conclusion est, en somme, une leçon de politique d’humilité à l’intention des européens qui devront comprendre une bonne fois pour toute que l’Algérie est indépendante et que son peuple a souffert pour les faire sortir du pays. Il ne veut pas les voir retourner sous aucun prétexte.
Cet état d’esprit qu’on constate dans le communiqué du MAE est le même partout. Les partis politiques, dont le FLN, Jil Jadid, le PT, l’ANR et d’autres formations ont condamné et dénoncé l’ingérence. L’UGTA qui s’est jointe aux voix algériennes, dont celle du Sénat, de l’APN, du CNDH, contre l’ingérence a appelé à une marche aujourd’hui à Alger pour répondre aux eurodéputés racistes et néocolonialistes. Avant l’appel de l’UGTA, se sont les Algériens qui, à l’occasion de la mobilisation du 41e vendredi ont clairement rejeté l’ingérence dans les affaires intérieures du pays.