samedi , 24 août 2019
<span style='text-decoration: underline;'>Grève des quatre jours demandés par l’UNOA </span>:<br><span style='color:red;'>Les avocats du barreau d’Oran boycotteront toutes les audiences</span>

Grève des quatre jours demandés par l’UNOA :
Les avocats du barreau d’Oran boycotteront toutes les audiences

L’appel à la grève lancé par l’Union nationale des ordres des avocats, a été largement suivit au niveau de la capitale de l’ouest.

En effet hier, au niveau de la cour d’Oran, aucun procès ne s’est tenu; tout a été reporté suite à ce débrayage qui devrait durer pendant quatre jours les 17 et 18 puis les 21 et 22 avril. Ce débrayage sera suivi par des sit-in les 17 et 21 avril. Cette décision a été prise pour appuyer les revendications pacifiques de tout un peuple qui aspirent à un changement.
Sur place, certains avocats endossant leurs robes, ont observé un sit-in au niveau même de l’enceinte de la cour d’Oran, munis d’un micro, ils ont scandé haut et fort plusieurs revendications s’appuyant sur celle du Hirak. De même qu’ils insisteront sur le changement radical. Entonnant aussi hymne et chant nationaux. Toutefois, ils ne sortiront pas de cette enceinte judiciaire. Même si au niveau de la capitale et d’autres wilayas, les barreaux ont manifesté leur soutien au peuple entamant marche et sit-in dehors. Interrogés sur ces sit-in observés au niveau de la cour d’Oran, certains de ces robes noires expliqueront qu’ils ne sont pas d’accord avec ces derniers en parlant de sit-in, cela ne rime à rien il est plus préférable de prendre part aux réunions de rue qui se tiennent tous les jours au niveau de la place d’Armes en fin de journée. Là au moins, on peut donner libre cours à des discussions concrètes. Chacun d’entre les participants donnera son avis sur cette situation et nous en tant qu’hommes de loin, on aura la responsabilité d’expliquer aux citoyens certains points de la constitution.
Hier que cela soit au niveau de la cour d’Oran ou encore au niveau des tribunaux, toutes les affaires devant être jugées, ont été reportées suite à ce débrayage, une alternative pour ne pas cacher leur colère. Les justiciables ainsi que leurs proches, ne savaient pas de quoi il s’agissait certains, et même s’ils ont affiché un air plutôt maussade, ils se contenteront de dire tout bas que cela peut au moins servir la cause pour laquelle toutes les citoyennes aspirent un changement radical. Selon le communiqué de l’Union nationale des ordres des avocats, il a été décidé de boycotter les activités judiciaires les 17 et 18, puis les 21 et 22 avril, à l’exception des affaires déjà programmées préalablement pour ne pas pénaliser les justiciables.
L’Union nationale des ordres des avocats a également annoncé des rassemblements au niveau national devant les cours de justice les 17 et 21 avril à 10h du matin.
F.Abdelkrim