mardi , 28 janvier 2020

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Les bases d’une nouvelle République

La campagne électorale a pris fin hier à minuit. Ainsi donc, s’achève trois longues et éprouvantes semaines où les cinq candidats ont du faire preuve de beaucoup de ténacité et de patience pour rencontrer les citoyens et leur expliquer l’impérieuse obligation d’aller massivement le 12 décembre prochain pour choisir celui qui aura à diriger le pays pour les cinq prochaines années.
Les candidats savaient que vu la conjoncture particulière que traverse le pays depuis le début de cette année 2019, il ne leur suffisait pas d’appeler le citoyen à adhérer au programme de l’un ou de l’autre, amis de convaincre de l’utilité de ces joutes électorales qui restent le seul moyen capable de redonner au pays un autre souffle et remettre les choses sur rails avant que bien des choses ne se perdent en cours de route.
D’ailleurs, l’idée qui se dégageait de ces sorties, c’est de faire comprendre aux Algériens que s’ils voulaient préserver la révolution de février, ils devaient choisir maintenant l’homme idéal capable de concrétiser toutes les revendications du peuple, car, il ne fait pas de doute que beaucoup de choses restent encore à matérialiser sur le terrain, et ceci ne peut être possible qu’en se rendant massivement le jour J aux bureaux de vote pour élire un président, mais aussi donner une suite au fabuleux mouvement populaire du 22 février.
La rupture avec le système qui a régné ces dernières années sur le pays, doit commencer ce 12 décembre, avec un autre mode de gouvernance basé sur une lutte implacable contre la corruption, l’émergence et l’encouragement des forces vives et jeunes du pays, une relance générale de l’économie et une ouverture démocratique sans concessions, ni restriction aucune.
Cette nouvelle Algérie souhaitée par tout un peuple, devra naître du profond de cette élection que l’on annonce comme la plus transparente et la plus démocratique de l’histoire du pays.
Un choix qui a été défendu tout au long de cette campagne électorale par les prétendants à la magistrature suprême du pays. Des candidats qui ont compris, à croire leur déclaration, que l’Algérie ne peut plus être gouvernée comme par le passé. Que nous sommes à la veille de la naissance d’une nouvelle République qui doit se faire d’abord et avant tout avec le peuple algérien, sans lequel rien ne sera possible.
Et le début de cette ère nouvelle pour le pays, sera ce jeudi où les Algériens auront à choisir l’homme qui aura à jeter les premières bases de cette nouvelle République.

Par Abdelmadjid Blidi