vendredi , 28 juillet 2017

Les cadres municipaux en «standby»

La dernière réunion du Conseil exécutif, convoquée la semaine dernière par le maire M. Noureddine Boukhatem, avait entre autres, pour ordre du jour, l’examen d’un «dossier financier», lié à des avenants aux deux marchés, concernant des opérations de bitumage et la construction d’un groupe scolaire. On apprenait curieusement, que le Bureau d’études concerné, «a oublié d’inclure certains corps d’Etat, pour rendre fréquentable cet établissement». Selon notre confrère de Ouest Tribune, ce Conseil exécutif, élargi aux directeurs des secteurs urbains et aux responsables techniques et administratifs de la commune, a été l’occasion de «rappeler aux gestionnaires, la nécessité d’accélérer les travaux de mise à niveau du bilan pour chacune des douze délégations communales». Un bilan, précise-t-on, qui doit «répertorier les détails des 203 projets, tous programmes confondus, réalisés durant ce mandat». A moins de trois mois de la fin de mandat des élus, actuellement aux commandes, le président de l’APC veut respecter l’obligation pour la commune, de présenter ce bilan au ministère de tutelle et à la société civile. Après avoir régularisé et approuvé les dossiers portant sur des avenants des marchés, signés avec la société «Infra bitumage», pour la rénovation de la chaussée et la réalisation d’un groupe scolaire à Canastel, les membres de l’exécutif communal, ont planché une énième fois, sur la situation «finances» de la commune, qui est loin, très loin d’être au beau fixe. Et encore une fois, ce fut le chapitre du recouvrement des Recettes communales qui a généré un débat plutôt houleux au sein de la réunion. On apprenait en effet, que l’objectif fixé à 85 milliards de centimes, et représentant les recettes liées aux locations de sites pour les panneaux publicitaires, les terrasses de cafés et des salons de thé, les espaces de stationnement et autres concessions moins connues du public, n’ont pas été atteints. Tandis qu’en cette même période de saison estivale, on assiste à une hausse des dépenses liées à la forte demande, en organisation de festivités et événements artistiques divers. Cette situation, marquée par un déficit de 35 milliards, ne pouvait évidemment que susciter la colère du maire, le faisant sortir de sa réserve, pour exprimer une nouvelle fois, «sa déception face au laxisme de certains élus et cadres administratifs». Des responsables municipaux, qui selon l’expression du Maire, cité par notre confrère présent à la réunion, seraient en «standby» en attendant la fin du mandat. «Notre mission n’est pas terminée, a rappelé M. Norredine Boukhatem, indiquant qu’il reste encore, à préparer la rentrée scolaire 2017-2018, les prochaines élections locales et surtout, la poursuite de notre feuille de route, pour répondre aux attentes de la population oranaise». Mais cette prise de conscience et cet engagement, courageusement portés par le Maire en poste, sont hélas loin d’être partagés sur les arènes de gestion et de suivi des décisions. Les efforts de quelques rares responsables, fonctionnaires et élus locaux, qui militent sincèrement pour le changement et le renouveau, sont loin de suffire à redorer le blason oranais, terni par le laxisme, la médiocrité, le dérèglement des valeurs, et le règne de l’incivilité. S.Benali