mercredi , 21 novembre 2018
<span style='text-decoration: underline;'>Surcharge des classes et déperdition scolaire </span>:<br><span style='color:red;'>Les casse-tête de la rentrée scolaire</span>
© D.R

Surcharge des classes et déperdition scolaire :
Les casse-tête de la rentrée scolaire

Du seul fait que ces questions ont été posées en terme serein, l’on considère au Ministère qu’il y a là un sérieux début de traitement du problème. L’adhésion des parents et des enseignants dans le règlement de pareil problème, est de très bon augure assure-t-on au département de Benghabrit.

La rentrée scolaire a beau être pensée à tout point de vue par le Ministère de l’Education Nationale, la concertation avec les partenaires sociaux demeure visiblement l’une des constantes de la démarche du secteur. Aussi, il semblait quasi-naturel que la Ministre reçoive les syndicalistes et les responsables des associations des parents d’élèves. Le bilan de la rentrée, ses réussites et ses ratées, ont donc été au menu des débats. Il est ressorti des discussions la question de la surcharge des classes qui s’est imposée et mis son grain de sable dans cette rentrée de 2018/2019. La Ministre qui s’est déjà exprimée sur le sujet, a également abordé avec les partenaires, la problématique de la déperdition scolaire. Un chantier lourd et compliqué, atteste tous les acteurs de la famille de l’Education Nationale. Mais du seul fait que la question a été posée en terme serein, l’on considère qu’au Ministère, il y a là un sérieux début de traitement du problème. L’adhésion des parents et des enseignants dans le règlement de pareil problème, est de très bonne augure assure-t-on au département de Benghabrit.
Un autre sujet concernant spécifiquement le corps enseignant, a aussi constitué un «morceau de choix» dans le menu des discussions. Il s’agit du statut particulier des fonctionnaires de l’Education. Objet de friction depuis plusieurs années, la question du statut continue à créer des tensions entre l’administration et les syndicats. Mais il semble, à bien entendre les uns et les autres, que l’on ne soit pas loin d’une solution qui satisfait tout le monde. Cela revient à fermer définitivement la porte aux grèves à répétition.
D’ores et déjà, sur ces trois sujets, les syndicats ont exprimé leur position et réserves sans que l’on sente une quelconque volonté de durcir le ton. «La décision du recours aux classes préfabriquées pour juguler le problème de manque de structures et de surcharge, ne doit pas être une solution durable», a indiqué le président de l’Union Nationale des Personnels de l’Education et de la Formation (UNPEF), Sadek Dziri, dans une déclaration à la presse. Le même syndicaliste, en veut pour conséquence que cet état de fait empêchera d’atteindre un enseignement de qualité auquel aspire le Ministère.
Sur le sujet de la déperdition scolaire, le syndicaliste a dit «qu’il est inconcevable de faire réussir un élève qui n’a pas le profil requis», insistant sur la nécessité de trouver les solutions nécessaires et de prendre en charge  cette catégorie d’élèves. Des propos vagues qui disculpent l’enseignant de sa responsabilité. Il reste que dans le lot des mesures prises lors de cette rentrée scolaire, le président de l’UNPEF salue le recrutement de 45.000 personnes pour l’encadrement des écoles primaires. Il réclamera par la même occasion, l’ouverture de postes de superviseurs de l’Education au premier cycle de l’enseignement pour encadrer les élèves.
Sur le statut particulier, l’UNPEF dit militer en faveur de la valorisation du Diplôme d’études Universitaires appliquées (DEUA) et de la Licence et leur reclassement ainsi que le dossier de gestion des œuvres sociales.
Autre partenaire du Ministère de l’Education Nationale, l’Association Nationale des Parents d’Elèves (ANPE) dont le président Ahmed Khaled a salué la décision de l’Etat de consacrer une enveloppe financière de 76 milliards de Da au cycle primaire, estime que la rentrée scolaire est positive. Le point noir de la rentrée, selon M. Khaled, aura été «l’expulsion arbitraire» des élèves nés entre 2001 et 2002. Le président de l’ANPE révèle que près de 500.000 élèves parmi ceux qui ont quitté les bancs de l’école, ont été expulsés.
Alger: Smaïl Daoudi